Mes indispensables beauté de Bourjois

 

Quant il s’agit du maquillage, de tous les jours je privilégie les produits simples, de bonne qualité, avec un résultat « naturel » et si possible à petits prix. Bourjois est la marque qui répond à toutes mes attentes, car elle est accessible à toutes les bourses  tout en gardant l’image de l’élégance à la française depuis 1863.

Voici donc la liste de mes produits  qui ne quittent pas ma trousse de maquillage depuis longtemps, car je les apprécie autant pour leur qualité que pour leur prix très accessibles. Leur nom est aussi déjà tout un programme d’optimisme et de bonne humeur !

En premier lieu, je corrige mon teint:

  • j’applique la base sérum matifié « Happy light » (13€95) anti brillance sur la zone T pour matifier un peu ma peau les jours où les glandes sébacées s’affolenthappy-light-serum-mat-fr_1_1
  • je camoufle rougeurs, cernes et petits boutons avec l’anti-cernes ultra unifiant de la gamme « Happy light » (utilisé avec un pinceau, je le préfère au fond de teint qui, selon moi, peut faire « effet plâtre ») (10€55)anticernes_happy_light_ivoire_21

 

 

Puis je travaille mon regard 

  • ucontour-clubbing-waterproof_55_1n coup de khôl noir « contour clubbing » en dessous des cils pour les densifier par effet d’optique (je n’ai pas une frange très fournie et ils sont châtains clairs) (8€55)
  • et enfin un coup du mascara « Beauty’full volume mascara Dark khôl » pour agrandir le regard, après un coup de recourbe cils. même si en soirée, j’utilise le mascara « faux cils papillons » de l’Oréal Paris, j’utilise celui là le jour pour un rendu plus naturel. Et en plus il a une bonne tenue. (10€95)masc_darkkhol_open_closed_web_500

Voilà je suis prête pour aller en cours en moins de dix minutes chrono !

ral_edition_12h_ouvert_31_1 J’aime aussi rajouter un petit coup d’éclat sur mes lèvres pour sortir prendre un verre avec le rouge à lèvres «Rouge Edition » teinte 21 (12€95). Et cet été je n’ai pas quitté le «Color Boost » teinte 05 qui mettait en valeur mon hâle. (11€50)

Bref, pour moi Bourjois est la marque idéal pour un maquillage aussi bien de tous les jours que pour les grandes occasions,  avec un budget d’étudiante ! Bourjois avec un J comme joie !

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La rentrée manucure par Chanel

Cette rubrique est nouvelle et je suis ravie d’accueillir Aliénor sur mon blog avec la jeunesse de ses 20 ans, son enthousiasme de beauty addict et ses bonnes idées. Etudiante à Néoma (Rouen), elle testera les nouveautés maquillage et parfums et partagera avec vous ses coups de coeur.

IMG_0822 Ah la rentrée … Synonyme pour beaucoup d’entre nous de nostalgie d’instants ensoleillés, apéro et farniente, elle reste cependant le moment de découvrir les nouveautés concoctées par nos marques préférées pour repartir de bon pieds.. Et aussi de bonnes mains ! Oui, mon coup de coeur de la rentrée beauté est le kit de manucure proposé par Chanel, qui rassemble les essentiels pour un résultat digne des plus confirmées ! Il est ainsi composé:

  • d’un dissolvant doux ( la douceur est autant sur la sensation de ne pas dissoudre son ongle que sur l’odeur, qui pour une fois, ne tue pas notre odorat) IMG_0862
  • de bâtonnets repousse cuticules (adieu les cure-dents! si, si on l’a TOUTES au moins fait une fois)
  • de limes à ongles
  • de sépare orteils
  • d’un polissoir
  • d’une base et nail lacquer

et enfin le plus important, de nouveaux vernis: trois coloris étaient présents dans le kit

  • le rouge flamboyant, très « femme fatale »
  • le  laque rouge , plus « femme élégante »IMG_0863
  • et le charivari, un mauve très subtil qui donne du peps à n’importe quel ensemble 

 

 

 

 

IMG_0824Ce kit est vraiment un beau cadeau de rentrée car non seulement il nous présente les nouvelles couleurs Chanel (qui sont toujours un régal pour les yeux) mais il nous donne envie de nous mettre à réaliser de vraies belles manucures, ce qui change de celles que l’on fait généralement vite fait entre deux RDV. Désormais on aura plus aucunes excuses pour nous y mettre vraiment, surtout qu’avoir des mains et des pieds griffés Chanel, c’est vraiment la classe non ?

Bonne rentrée manucurée !

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L’Orpheline de Serge Lutens

La dernière création de Serge Lutens s’inspire de la cendre.

Entre feu et poussière, fumigations montant photoau ciel et cimetière, l’auteur-parfumeur nous conte une histoire issue de ses entrailles, de son enfance la plus intime. Face cachée d’un passé douloureux, ce parfum révèle, sans apitoiement mais violence contenue, le cri d’un enfant, la douleur sourde d’un abandon sans mots mais enfoui sous des maux silencieux.

Comment s’en échapper, sinon par la création ? comment la dépasser si ce n’est pas l’élévation ?

L’encens et les muscs sont là pour lui tendre à la fois un escalier vers le ciel et le réconfort duveteux, qui a si cruellement manqué à l’enfant, à la part orpheline.

sl-lutens Devant tant de douleur, je m’incline devant l’artiste et lui laisse la parole libératrice et plus encore salvatrice.

1) Encore une fille !

Oui, si je considère qu’elle est la part abandonnée de moi-même. Enfant, j’ai coupé le monde en deux. D’un côté, La vaincue – pas la perdante ! – et plus précisément ce qui germait en elle et qu’en moi, je levais ; et de l’autre, Le vainqueur.

Pour un enfant, le monde se résume à trois personnes : lui-même, sa mère et son père. Sans que tous effectuent un choix aussi tranché que le mien, chacun en sera dépendant sa vie durant.

2) Votre choix s’est porté sur la mère ?

Pas la mère, sa blessure ; je la portais. C’est incontestablement une identification.

Comme tout un chacun, ma vie se doit au hasard. Celui fameux du coup de dés m’apparait exemplaire – c’est un sacré numéro – c’est lui qui nous conduit là où nous devions naître ou ne pas être. Je ne reprendrais pas les épisodes signifiants de ma destinée mais, entre ce qui était et mon ressenti, la différence était majeure. Cependant, l’enfant est le voyant : il devine. Puisque j’accordais à la blessure toutes les qualités du féminin, elle m’adouba.

3) A partir de ce temps, faut-il comprendre que le masculin fut nié en vous ?

De ce que par mes yeux il imposait d’officiel : l’armée, l’autorité, le pouvoir, l’ordre, le moralisme, oui. J’étais en guerre avec le Mâle : le mal. Attendu que dès ce moment, je m’invente une femme et nous mets au jour, c’est le baptême du sang.

4) Revenons à l’orpheline. Est-ce vous ?

Non, originellement, c’était une terre vierge, elle m’attirait mais je ne m’y reconnaissais pas ; ce territoire que je me refusais était celui des hommes. Ma mère, elle, était la colère et moi, son fils, sa vengeance.

5) Et le père, où est-il ?

Le père est l’ennemi déclaré. J’étais la haine sur Terre, sur Père.

De la mère, j’étais la figure proue et du père, l’assassin. La plaie ne se refermait pas. Je pouvais m’aveugler mais je voyais : le père était immortel. De lui je gardais le féminin qu’il reniait.

6) Comment avez-vous retrouvé la route du parfum en ce labyrinthe ?

C’est la mémoire, le pardon et de sorte, ce qu’aujourd’hui, il pourrait en subsister : de la poussière. Elle est non seulement au féminin mais n’a pas de pluriel. De ma vie, elle est le sillage, ce qu’il reste quand tout a disparu. Elle est l’invisible qui, voile après voile, là où on l’oublie, se décline en tous gris.

Serge Lutens

L’Orpheline. 50 ml – 99 euros

Disponible à partir du 1er juillet, au Palais Royal – Serge Lutens

A partir d’octobre 2014, dans les point de vente les plus prestigieux.

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Mon nouveau livre : Les 101 mots du parfum chez Archibooks

L101_PARFUM_COVER_17_10a collection de livres « Les 101 mots » me plaisaient beaucoup. Ces petits livres pratiques, au graphisme élégant ont l’art et la manière de partager la connaissance au plus grand nombre. Un BABA qui a de l’allure ! Ecrire les 101 mots du parfum m’enchantait mais au moment d’établir la liste des mots choisis, ce fut corneilien ! Lesquels choisir sans trop renoncer ?

101 mots pour en parler, le chanter, voire même l’acclamer. 101 mots pour s’émouvoir, se souvenir et le décrire. Enchanteur, conteur, séducteur, le parfum attire le nez et l’esprit. En effet, « Cette haute puanteur », ainsi que le nommait Michel de Montaigne –donne naissance à un espace voluptueux, dont la résonance esthétique est capitale. Le parfum ne peut se résumer à une simple marchandise. Il est bien davantage. « Le parfum, c’est l’odeur plus l’homme », disait Jean Giono, soulignant cette nécessaire rencontre entre la peau et l’effluve, pour que s’exprime un parfum, en s’animant sur l’être qui le porte. Il prolonge l’individu, vivant ou disparu par la force de son pouvoir évocateur et émotionnel. Il fait parler le silence. Il habite l’absence. Il est pour Patrick Süskind, auteur du célèbre roman Le Parfum, le  » royaume évanescent des odeurs « .

C’est pour cela que j’ai eu à cœur de mettre en valeur, au travers des mots du parfum, tout le romanesque qu’il contient. Un parfum raconte une histoire, celle des êtres et de leur époque. Il touche les sensibilités, unit les cultures, fait chanter les cœurs et il réconcilie les âmes. Le philosophe américain du XIXème siècle, Ralph Waldo Emerson pensait que : « Le bonheur est un parfum que l’on ne peut répandre sur autrui sans en faire jaillir quelques gouttes sur soi-même ».

Ainsi, je vous convie à butiner au gré de ses envies parmi « alambic », « Gabrielle Chanel », « Guerlain », « Henri IV », « Marilyn Monroe », « Paris », « Pyramide olfactive » ou encore « Rites », « Rose », « Ylang Ylang », « Venise » et bien d’autres encore … enfin 90 autres !

J’espère ainsi que ce livre vous aidera dans votre quête du parfum, vous guidera et mieux vous comblera.

Les 101 mots du parfum. Collection 101 lots, Archibooks 2013. 12,90 euros

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Portrait d’une coloriste : Catarina Lopes

 

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Avec ce Printemps éclatant, qui prend les allures d’un été s’invitant en avance, je fus prise d’une furieuse envie de mettre de la lumière dans mes cheveux. Il me fallait absolument un coup d’éclat, afin d’en virer le “terne” hivernal, mais en  en donnant une belle illusion du naturel, tout en nuances. Le bouche à oreilles étant toujours de bon conseil, je suis allée de bon matin à « L’Atelier des Couleurs », un espace dédié à la coloration et aux soins du cheveu, dont je suis heureuse de vous présenter la créatrice et maîtresse des lieux.

Catarina Lopes ouvre les portes de son « atelier écrin », un havre de paix et de sérénité, à toutes celles qui souhaitent une couleur la plus naturelle possible et sans fausse note. « Mon désir est d’offrir aux femmes un travail sur mesure avec des produits et des soins de qualité. J’adapte la couleur à chaque type de visage, en me basant essentiellement sur la pigmentation naturelle de la peau et des yeux. Cela permet de respecter scrupuleusement la qualité du cheveu et de garder une parfaite harmonie entre la couleur des yeux et de la peau », dit Catarina. Et elle dit vrai ! 

Après deux ans passés chez Carita, Catarina Lopes entre chez Christophe Robin où elle est reste 11 ans (elle a 32 ans). Créative, passionnée par les arts plastiques, les couleurs et les mélanges, elle  a une vision de la coloration qui se rapproche du make up. Un art bien à elle, qu’elle a décidé depuis peu de vivre à sa manière et de le partager avec toutes celles ou ceux qui lui feront confiance. Et on le peut !

Abrité dans un élégant appartement parisien, L’Atelier des Couleurs, c’est  un lieu chaleureux, sublimé par le talent de Catarina et de ses collaborateurs, des produits de coloration doux (antioxydant, sans ammoniaque, sans silicones) et des soins musclés (produits Christophe Robin), alliés à un savoir – faire unique pour répondre aux demandes et exigences d’une clientèle avertie. Le résultat est spectaculaire mais surtout en toute discrétion. Je suis sortie, les cheveux brillants, soyeux et lumineux … et le sourire aux lèvres. Comble du raffinement, ce joli appartement est un cocon parfumé, où les plantes et les fleurs s’épanouissent agréablement, éclairées par de jolies bougies, quand ce n’est pas le soleil, venu en hôte, leur caresser les feuilles. Tout en s’occupant de vos cheveux, on vous sert un thé délicieux de votre choix ou autres douceurs de votre goût. Alors, on se laisse aller, on prend le temps de vivre, qui finit enfin par suspendre son vol.

 ©gilles Serrand-VO-IMG_1174 copie Ce lieu ressemble à sa créatrice !

  1. Le principal trait de votre caractère ? la générosité
  2. Votre rêve de bonheur ? de partir de Paris pour aller vivre à la campagne, entourée de rosiers et de soleil
  3. La musique qui vous transporte ? Imany « you will never know »
  4. Votre couleur préférée ? le rouge
  5. Vos héros ou héroïnes dans l’histoire ? Marilyn Monroe
  6. Vos héros ou héroïnes dans la fiction ? Une héroïne d’un roman de Marvel (j’ai un fils de 4 ans)
  7. Vos héros ou héroïnes dans la vie réelle ? ma mère
  8. Le lieu qui vous ressemble ? Couto, mon village au Portugal
  9. Un accessoire qui parle de vous et dont vous ne vous séparez pas ?
  10. Un livre que vous ne quittez pas ? Les quatre accords Toltèques
  11. Votre peintre préféré ? La toile qui vous emballe ? Picasso, son tableau « Dora Maar au chat » me transporte
  12. Le plus délicieux moment de la journée ? chaque fois que je retrouve mon fils, en général en fin de journée.
  13. Votre repas idéal ? un plat bio : du poisson grillé, des tomates et des courgettes
  14. Votre boisson favorite ? le champagne rosé
  15. Avez-vous un parfum fétiche ? Jo Malone « Amber & lavander »
  16. La matière première naturelle qui vous inspire le plus ? le curcumin
  17. Votre première rencontre avec un parfum ? De quel(s) parfumeur(s) admirez-vous le style ?
  18. Votre palette idéale ? un parfum floral ou vert
  19. Jean Patou disait: « Ne faites rien de laid, on pourrait vous l’acheter », qu’est-ce que vous en pensez? ce qui est laid pour quelqu’un ne l’est pas forcément pour un autre
  1. Etat présent de votre esprit ? heureuse

L’Atelier des Couleurs

4, rue Bérenger – 75003 Paris

Du lundi au jeudi de 10h à 19h sur rendez-vous : 01 44 61 19 89

Nocturne le vendredi jusqu’à 22h

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Cartier, La Panthère

 

photo-1 « Toute femme recèle une part de félinité et toute fleur cache des notes animales en son cœur » nous dévoile Mathilde Laurent, parfumeur Cartier.

Et la panthère chez Cartier, c’est bien elle ! La panthère exprime la liberté. Elle est cet animal qui chasse en se tenant cachée et qui attire ses proies grâce à son parfum.  En effet, une tradition grecque considérait que la panthère était le seul animal à exhaler une bonne odeur. C’était ainsi qu’elle attirait ses proies par son parfum, qui exerçait un pouvoir irrésistible sur les autres animaux sauvages.

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Aristote qui rappelait que l’homme est le premier des animaux évoque ainsi le pouvoir de la panthère : « On dit aussi que la panthère, qui se rend compte que les animaux sauvages aiment sentir son odeur, se cache pour les chasser : ils s’approchent tout près, et elle prend ainsi même les biches » Aristote in Historia animalium (IX,6 612 à 614) « D’où vient-il qu’aucun animal n’ a une odeur plaisante sauf la panthère, qui est agréable aux bêtes elles-mêmes : car on dit que les bêtes sauvages la reniflent avec plaisir. » Aristote, Problèmes du Ps.-Aristote, XIII,9,4,907 b35

Puis, Théophraste continue : « « La panthère est de tous les animaux le seul qui sente bon naturellement. La panthère exhale une odeur qui est agréable à toutes les autres bêtes, c’est pourquoi elle chasse en se tenant cachée et en attirant les bêtes vers elle grâce à son parfum. » in De causis plantarum, VI, 5, 2

Ce mythe antique exprime l’ensorcellement lié au parfum, qui entretient des rapports avec la magie et la séduction. Certains de ces mythes vont être récupérés par le christianisme, ainsi celui de la panthère parfumée dont l’haleine odorante attire jusqu’à elle ses proies qu’elle dévore ensuite aisément. La réputation de la panthère gagna ensuite la fabulistique médiévale et les bestiaires, qui s’inspirent du Physiologus, texte rédigé en grec à Alexandrie au IIe siècle. Il y est dit que quand la panthère a mangé et qu’elle est repue, elle dort dans son repaire, puis s’éveille du sommeil le troisième jour et crie d’une voix forte. Et les bêtes qui se trouvent aux alentours entendent ce cri, dont s’exhale toutes sortes de parfums et arrivent attirées par l’odeur, formant un cercle autour d’elle. Ils en tirent du plaisir et repartent en joie. Ainsi, la panthère semble être l’animal le plus beau et le plus chéri de toutes les bêtes. Il n’est plus ici question de chasse mais d’attraction et d’aura naturelle de la panthère.

cartier-broche-panthere_b La panthère, passionnée et insoumise, incarne la féminité de Cartier. Elle prit les traits tout d’abord de Jeanne Toussaint, courtisane très réputée de la Belle Epoque, qui devint la maîtresse de Louis Cartier et qui dirigea à partir de 1933  le département Haute Joaillerie de Cartier pendant plus de 20 années.

Elle fut surnommée « la panthère », ou « Pan-Pan Toussaint » à cause de son caractère farouche et inflexible. De son surnom de jeunesse, Jeanne Toussaint tire l’inspiration de ce qui devint l’animal fétiche de Cartier : la panthère. La broche Panthère est lancée en 1949 : « campée sur un saphir cabochon de 152,35 carats, revêtu d’un pavage de diamants tachetés de saphirs calibrés, la panthère est empreinte de férocité et de sensualité. » . Les clientes les plus inconditionnelles furent la duchesse de Windsor, Barbara Hutton et Nina Dyer. La broche Panthère est devenue un emblème de la Maison Cartier .

nd.314 En 1987, Cartier lance un parfum, simplement nommé Panthère. Les femmes le portent telle une parure et son flacon est un écrin, évoquant un diamant rond de 58 facettes. Composé par Alberto Morillas chez Firmenich, ce fleuri oriental s’ouvre sur un accord pétillant de mandarine et de fleur d’oranger. Le cœur du parfum est un bouquet composé de gardénia, de jasmin et de karo karoundé. L’harmonie du sillage se conclut sur un accord de fève tonka, patchouli, labdanum et bois de santal.

nd.23295 En 2014, Cartier reprend son animal fétiche, au coeur d’un parfum et nous offre La Panthère. Un floral fauve, au pelage chaud et frais à la fois. Ce parfum très texturé n’est pas sans nous rappeler les effluves féminins d’antan, qui continuent de séduire certaines femmes qui ne craignent pas le parfum : Mitsouko de Guerlain (1919) ou Femme de Rochas (1944). Ces parfums fauves, au sens artistique du terme, explosent sur la peau, chauffent les sens et se répandent en un sillage qui capte, attire et enchaîne. Une attraction certaine, un divin enchantement.

Dans le parfum, La Panthère, Mathilde Laurent a joué de la pureté d’une fleur et de sa couleur, qu’elle pousse dans tous ses retranchements,  à sa limite animale. Le gardénia y célèbre le charme de sa Majesté la panthère, piège d’amour tendu, hypnotique. A la fois vive et tapissée de nuances chyprées et veloutées, elle incarne l’animal intelligent et épris de liberté.

Un accord en trois temps, comme une valse : chypre, fleur, musc pour un floral fauve. Le flacon cache  une panthère, sculptée avec virtuosité à l’intérieur du verre, semblant scruter sa proie. Ce flacon magique protège la fragrance, en gardienne du temple. Cette panthère fascine, son faciès facetté fait jouer la lumière solaire, une géométrie parfaite divinise sa sensualité. Clin d’oeil au cubisme pour exprimer cette félinité florale. Il n’y a plus qu’à se laisser chasser et attraper !

Eau de Parfum La Panthère, en vente à partir du 15 mars 2014

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Les Extraits des Exclusifs : 1932, Beige et Jersey

 

EXTRAITS-etuis Comme souvent, on en rêve et Chanel le fait ! Il en est ainsi de la sortie en extraits de parfum de trois formules, issues de la collection des Exclusifs : 1932, Beige et Jersey. « Rare et précieux, l’extrait concentre le parfum dans sa vérité essentielle », nous dit la Maison Chanel. Mais qu’est-ce qu’un extrait ?

Un parfum est une odeur ou plus souvent une composition odorante plus ou moins persistante naturellement émise dans la nature. Les Anciens avaient aussi coutume de dire que lorsqu’une odeur était bonne, on l’appelait « parfum ». Le sens moderne, « d’imprégner d’un parfum » date de 1528.

La notion de parfum désigne aujourd’hui le plus souvent une composition olfactive particulière, proposée conditionnée et dans une certaine concentration olfactive par une Maison de parfums. Un parfum désigne aujourd’hui le plus souvent une composition olfactive particulière, proposée conditionnée et dans une certaine concentration olfactive par une Maison de parfums. Mais aussi, par abus de langage, le mot « parfum » est utilisé  pour désigner aussi bien une eau de parfum, une eau de toilette et même une eau de Cologne

EXTRAIT-1932 Cependant, les différentes déclinaisons d’un parfum ne sont pas des dilutions de concentré dans une plus grande quantité d’alcool, mais bien des compositions spécifiques adaptées à une concentration précise. On pourrait comparer ces différentes concentrations à l’effet de zoom en photographie : le parfumeur donne de la profondeur à un parfum, met en valeur certaines matières, les écrasent ou en utilise des plus neutres, pour révéler toutes les facettes d’un accord, au travers des différentes concentrations d’un parfum. C’est un exercice artistique d’équilibre très subtil et délicat, pour rendre un parfum au travers de ses concentrations, ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre.

En effet, en fonction de la concentration, la formulation n’est pas la même. A chaque concentration, correspond une formulation pour laquelle il n’y a pas de règles et dont les pourcentages ne sont qu’indicatifs et variables, aussi selon les époques.

EXTRAIT-BEIGE Un extrait de parfum offre généralement une meilleure tenue, une plus belle évolution, tout en étant plus subtile et plus proche de l’idée que le parfumeur se faisait de la fragrance qu’il a créée. Il est une composition concentrée de 20 à 40% d’huiles essentielles dans l’alcool presque pur à 90° ou 95°. Il contient généralement environ 20% de notes de tête, 30% de notes de cœur et 50% de notes de fond.

C’est le luxe suprême de la parfumerie, la quintessence du parfum, sa forme ultime et absolue. Aujourd’hui, alors que le parfum s’est fortement banalisé et ne représente plus réellement un luxe, l’extrait reste fidèle durant de longues heures, plus tenace que tous les autres produits de la gamme, plus cher aussi et impliquant une gestuelle précise et éduquée. Il représente la référence du parfum, parfois composé sur mesure, et le savoir-faire suprême de la parfumerie de luxe. Peu de parfums ont leur version extrait de nos jours.

EXTRAIT-JERSEY Message précieux  de séduction, la femme en porte quelques gouttes le plus souvent au creux des poignets ou des coudes, derrières les oreilles, sur la nuque ou dans le décolleté. Une gestuelle très précise, très appliquée, à l’inverse de celle d’ une eau de toilette moins tenace et qui accompagne les différents moments de la journée.

Collier-Comete Pour l’Exclusif 1932 de Chanel, inspiré par  la première exposition de diamants de Gabrielle Chanel présentée en 1932, Jacques Polge y a révélé une interprétation inédite du jasmin, véritable diamant de la parfumerie. Son éclat est rafraîchi par un accord de poire et de pamplemousse pour irradier de tous ses feux, monté dans une quantité insolente de beurre d’iris. Elégant et racé, 1932 tutoie la perfection.

Gabrielle-Chanel-2 Beige de Chanel nous rappelle la citation de Gabrielle Chanel : « Je me réfugie dans le beige parce que c’est naturel ». Dans sa version extrait, Beige rend avec emphase un hommage aux reines des fleurs : l’absolue de jasmin exotique qui se mêle à l’absolu de rose de mai. Une association bien connue chez Chanel, puisque l’on retrouve les deux fleurs dans la plupart des parfums de la Maison. Ce sillage offre à Beige une nouvelle nuance, noble et intense.

Gabrielle-Chanel-1 Jersey de Chanel rend hommage à la lavande, unissant ainsi la simplicité d’un tissu à la modestie d’une fleur. En effet, ce matériau peu noble servait à confectionner les sous-vêtements masculins et Chanel en a fait une révolution de la mode en 1916. La lavande envahit armoires et produits ménagers dans le monde occidental et la Maison Chanel en a fait une merveille exclusive, au territoire ignorant le genre. Arrondie de vanille, de fève Tonka et de muscs, cette variété de lavande appelé Carla fait sortir la fleur de tous ses clichés. Dans sa version extrait, Jersey s’enrichit d’absolue de jasmin exotique, d’absolue de rose de mai sur un fond amplifié de muscs et de vanille. Onctueux et enveloppant comme la matière.

En fait, ces trois extraits des Exclusifs haussent le ton, montent les décibels olfactives, amplifient leur territoire, retiennent le temps mais avec discrétion et élégance. Un paradoxe qui caractérise un parfum de luxe.

Disponibles en boutiques depuis le 28 février 2014

Extrait 15 ml : 185 euros

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