Archives mensuelles : janvier 2015

Moments de bain Coco mademoiselle

 

Depuis sa création en 2001, l’oriental frais Coco Mademoiselle séduit les femmes en quête de sensualité, d’audace mais aussi d’élégance. Offrant une composition au caractère affirmé d’une étonnante fraîcheur et d’une modernité absolue, il est devenu l’accessoire de séduction incontournable de nombreuses femmes d’aujourd’hui ( à commencer par moi-même !). Afin d’ajouter une étape dans la routine beauté/séduction, mais aussi pour satisfaire notre addiction à cette senteur enivrante, Chanel complète en 2014 sa ligne de bain Coco Mademoiselle (ndlr: le gel douche et la crème hydratante existent depuis 2010) avec le lancement de la mousse de parfum pour le bain et du gommage doux pour le corps.

N’en déplaise aux écologistes purs et durs, le moment du bain reste un moment de bonheur et de détente qu’il serait dommage de sacrifier (il est toutefois préférable que cela reste occasionnel, pour le respect de la planète et pour garder le plaisir intacte). J’ai donc retrouvé la « magie » enfantine du bain moussant grâce à la mousse de parfum: au contact de l’eau, sa texture fluide se transforme en une mousse fine, abondante, douce (elle n’agresse pas du tout la peau, bien au contraire!) et délicatement parfumée. On en ressort la peau assouplie et délicatement parfumée de notre parfum préféré.

Le gommage doux pour le corps détonne par sa possibilité de deux textures, selon les besoins:

– sur une peau humide, la texture crémeuse se transforme en lait

– sur peau sèche, en gommage classique

Ce double usage est assez surprenant (je ne l’avais pas compris au début !) mais le résultat et bluffant, et on garde sur notre peau adoucie l’odeur délicate de Coco.

Un rituel parfumé et beauté, qui satisfera toutes les addicts de Coco Mademoiselle… ou en convertira d’autres !

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La collection des Essences d’Elie Saab

clip_image002[4]Le jour était enfin arrivé, celui de découvrir dans la boutique Elie Saab la nouvelle collection exclusive des Essences. Sur le Rond- Point des Champs-Elysées, j’entre dans la boutique Elie Saab et je me retrouve dans un havre de paix. Je vais vivre une invitation au voyage vers un pays rêvé, où les femmes sont reines, magnifiées par la vision d’un créateur, qui sait les aimer et les respecter.

image La boutique est vaste, infinie dans ses lignes droites et pures. La clarté des lieux en accentue davantage encore l’épure. Le monochrome de marbre beige, propre à la Maison, est ponctuée des couleurs dégradées des créations d’Elie Saab. L’œil du créateur est dans chaque détail, afin de toucher au plus près l’excellence. Sa vision est flamboyante. L’élégance suprême nait de ce raffinement qui mêle couleur et lumière, volume et transparence. Le savoir-faire et l’expertise de cette belle Maison de couture, qui se partagent entre Paris, Beyrouth et Genève, se devinent aisément et m’enchantent. Une impression de transparence unique s’en dégage. J’aime l’aspect poudré et la fluidité des robes, toutes en mouvements gracieux, en ondulation lente. Chaque accessoire, sacs, minaudières, gants, chaussures, étoles de fourrure, bijoux participent à cet univers de féérie douce.

ll  eimagest temps à présent de découvrir la collection des essences. Mes sens sont éveillés, mes narines en alerte. Le cérémonial peut commencer, précieux et délicat, emprunté au monde confidentiel de la Haute-Joaillerie. La conseillère de vente avertie me raconte l’histoire de cette collection d’essences, tout en enfilant ses gants avant de toucher les flacons. Cette dimension précieuse n’est pas inaccessible. Les quatre flacons de verre épais, facetté et cristallin, laissent découvrir la couleur de chaque fragrance. Le bouchon noir laqué brille, semblable à de la belle bakélite. Aimanté, il claque quand on le referme sur le flacon et fait contraste avec l’étiquette mate. Un chic que l’on retrouve dans la couture Elie Saab également. Les matières premières les plus nobles ont été sélectionnées, travaillées en superposition pour créer du volume et de la texture. L’impatience me gagne de découvrir cette collection exclusive d’essences, qui incarnent l’âme du monde parfumé d’Elie Saab. Je parcours rapidement tout d’abord chacune d’entre elles, juste assez pour sentir les formules précises, denses et bien texturées. Tant de volume et de transparence à la fois ! Il est temps de les essayer une à une, d’entrer dans la matière comme on revêt une robe. Délicatement, je les ajuste sur ma peau afin de les sentir et mieux encore les ressentir.

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La rose se présente à moi en premier, voluptueuse, enveloppante. Je visualise une robe fluide tout en voiles, qui épouse les formes du corps. Un souffle de roses, poudrées, mauves, aux reflets bleus jusqu’à la profondeur. Dans une douceur exquise, la rose de mai et de Damas s’allient et se dégradent dans une note de violette, savoureuse, ponctuée de vanille et de cèdre. C’est une divine esquisse de fleurs fraîches, cueillies à la main, dont je sens le velouté des pétales caresser ma peau.

Dans une douceur nacrée, le gardénia se profile en hommage à l’art du trompe l’œil olfactif. Cette fleur blanche et charnue, au feuillage vert dense est pourtant muette. Elle ne livre rien de son flegme olfactif, dont il faut reconstituer la senteur dans un parfum. Cette essence est une sculpture, basée sur la dualité d’un bois crémeux et d’ une tendresse florale, aux accents verts et blancs. Un sillage élégant ciselé de jasmin sambac d’Egypte, de beurre d’iris et de santal. J’imagine une robe blanche, sur laquelle seraient posées des fleurs en tissu, rehaussées de perles et de broderies. Cette senteur est une dentelle, qui vous couvre en apesanteur.

L’éclat radieux de l’ambre m’illumine l’odorat et m’enlumine le cœur. Cet accord mythique de la parfumerie né en Orient, aime la chaleur de la peau et la douceur des étoffes les plus précieuses. Sa lumière vient de la profondeur, d’où surgit une robe brodée de cristaux, irradiante, dégageant les épaules dans un décolleté éblouissant. Les matières légendaires de la parfumerie en ourlent tous les contours : vanille, opoponax et patchouli resplendissent. Le santal à la fois sec et lacté devient éblouissant. Cette essence est une harmonie de notes sensuelles, qui m’enrobe et m’entraîne dans une valse étourdissante. Cette ivresse des sens est tellement agréable, que je n’arrive pas à la quitter.

image C’est au tour du Oud de me jouer avec virtuosité sa variation autour du noir. Ses volumes sont puissants, les textures sont métissées, juxtaposée et étirées pour dessiner une silhouette architecturée et androgyne. C’est un smoking olfactif à même la peau, qui joue de ses nuances intrigantes pour créer le mystère. Le poivre noir ouvre la marche, suivi par les courbes onctueuses du benjoin. Bois d’agar et vétiver achève cette ode à la profondeur, à la sensorialité absolue qui ne souffre aucun compromis avec soi-même.

Quelle essence choisir alors que je ne veux renoncer à aucune ! Les combiner entre elles ? Une note de fleurs et une note de peau ? La boîte cadeau se prépare et le papier de soie se froisse à l’intérieur. Une foultitude de détails pensés et délicats achève le cérémonial avant que l’on vous propose de vous parfumer. Par un geste ample, on me trace un sillage en forme de S, comme Elie Saab et je garde sur moi cette fine pluie de gouttelettes odorantes comme autant de paillettes d’or, qui restent les témoins de ce rêve de princesse, qui s’achève mais se prolonge au travers de cette collection exclusive des essences Elie Saab. Je suis comme Cendrillon, il me reste une pantoufle de vair, mon précieux flacon !

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The one that I want – Nouveau film Chanel numéro 5

 

« On n’entretient pas le N°5 comme une danseuse, on l’entretient comme une reine » soulignait Jaques Helleu ( NDLR : ancien directeur artistique des parfums Chanel, décédé en 2007). En effet, les nombreuses égéries du parfum mythique – de Gabrielle Chanel herself à Brad Pitt- ont toujours été judicieusement choisies. La volonté première de Jacques Helleu était que les plus belles femmes du monde incarnent le parfum à travers un film publicitaire scénarisé, signé par les grands noms du cinéma ou de la photographie.

En octobre 2014, Chanel nous dévoile son nouveau film signé par Baz Luhrmann, qui avait réalisé celui avec la magnifique Nicole Kidman il y a 10 ans, et qui met à présent en scène le Top Model le plus banckable du monde, Gisele Bünchen. La Brésilienne mène sa carrière et sa vie de famille de front, n’hésitant pas à poster une photo d’elle allaitant sa fille sur un shooting. A 34 ans, elle reste la top model la mieux payée depuis 2002 (114 millions d’euros cette année). Une vraie performance ! Pour le réalisateur, l’objectif de cette nouvelle campagne était de monter en quoi la femme N°5, sous les traits de Gisele Bündchen, avait évolué sur une décennie.

4c8df86c27_Gisele-Bundchen-para-Chanel-N-5-fashion-film-Fashionclick L’action se passe entre New-York, dans un cabaret où le chanteur Lo-fang interprète sa reprise très soul de « You’re the one that I want », et une somptueuse villa de bord de mer située à Montauk (côte est des Etats-Unis, même si pour des questions esthétiques, les prises de vues de surf ont été effectuées aux îles Fidji) Giselle se glisse dans la peau d’une femme sportive (la première scène la montre en train de surfer dans une combinaison siglé Chanel) active (mannequin) et mère de famille dont la vie se voit perturber par le départ de son homme. Dès lors, elle va chercher à le reconquérir et quitte même une séance photo pour le revoir dans le cabaret new-yorkais et échanger un baiser de cinéma lors de la scène finale.

Même si certains côtés de la femme « moderne » ie mère de famille mais active et sportive sont montrés et prêtent à sourire tant ils sont idéalisés, on reste dans la trame classique de la publicité de parfums avec des décors à couper le souffle, des costumes somptueux issus de la collection croisière 2014 Paris-Dubaï et une égérie plus belle que jamais. Chanel nous présente 3 min de bonheur, de rêve et réussit le coup de maître de réinventer l’histoire de son parfums best-seller depuis 1921.

On remarques aussi l’évolution de la femme numéro 5, et de la femme Chanel en elle-même, qui devint une femme du « nouveau monde » (mondialisation oblige ?), caractérisée par son côté terre-à-terre, ambitieuse, sportive mais mère de famille. On y délaisse l’image de la femme européenne très romantique campée par Nicole Kidman, australienne certes mais qui joue la carte du Moulin Rouge. Ici, Giselle Bünchen se bat pour retrouver, reconquérir son mari à New-York.

On ne se lasse pas ni de la beauté des images, ni de celle de la bande originale.

Aujourd’hui encore, quand une femme achète Chanel N°5, ce n’est pas seulement un parfum qu’elle cherche, c’est aussi une certaine idée qu’elle a d’elle-même, ce qu’elle pense être ou ce qu’elle aimerait être. Ce parfum évoque pour la femme une idée de la liberté et de la perfection, tout comme en 1921, quand les femmes y reconnaissent le vent de la modernité.

Malgré sa gloire, le N°5 ne se banalise pas et garde tout son mystère. La violence du N°5 fut voulue par Gabrielle Chanel pour exprimer son désir d’un monde plus sensuel et plus vrai. Depuis, les femmes savent qu’il leur faut porter le N°5 partout où elles souhaitent être embrassées.

Gabrielle Chanel leur a enseigné tout un style, celui de la modernité, celui de l’indémodable, celui de l’accord entre le corps des femmes et leur envie de séduire.

Ainsi, devenu plus qu’une légende, le N°5 est un mythe vivant, une construction de l’imaginaire collectif, un support intemporel et universel de rêve qui cristallise les désirs. Le N°5 est un parfum opulent, qui parle de luxe et d’élégance avec une audace en rupture avec les codes traditionnels.

https://www.youtube.com/watch?v=8asRWe5XNw8

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