Archives mensuelles : mai 2008

Portrait d’une Olfactive Profiler : Diane THALHEIMER / RED BERRY

 

Diane Diane Thalheimer est une passionnée. Authentique et sincère. Raffinée et perceptive. Des passions, elle en a plusieurs mais le parfum est celle qui lui prend les sens et dont elle cherche l’essence inlassablement. Lors de ses études au CELSA, elle en croise les contours. Son œil affûté lui en fait découvrir les différentes silhouettes, derrière lesquelles se cachent des femmes. Elle en étudie toutes les caractéristiques dans son mémoire de fin d’étude  : « Style de femmes, style de parfums », dont le titre est déjà une invitation à un voyage initiatique au pays des fragrances. Puis, poursuivant sa quête des odeurs, elle rentre en 1991 chez Quest International, société de création olfactive qui depuis a rejoint la Société Givaudan. Elle y apprend à sentir les différentes notes d’un parfum, à en comprendre l’architecture et le langage. Auprès de Yves de Chiris, Vice-Président de la Division Internationale Parfumerie Fine,  elle se façonne le goût. En mai 2003, le nouveau millénaire la fait changer de cap et elle fonde sa société REDBERRY et crée un nouveau métier qui lui va bien : olfactive profiler. Avec patience et minutie, elle regarde et écoute afin d’établir un profil olfactif . Choisir son parfum est un acte de sensibilité et d’intelligence qui peut prendre une vie. Une quête du Graal qui ne trouve pas sa solution dans un livre ou dans un jeu à faire soi-même dans la solitude de l’indécision. Au contraire, Diane est là pour vous aider à vous « parfumer la vie », en sachant vous révéler à vous-même au travers d’un parfum ou d’une harmonie d’odeurs. Si vous voulez la rencontrer, vous pouvez assister à l’atelier olfactif « Les coulisses de la création » qu’elle anime aux Ateliers-Parfums par Thierry Mugler. Un moment très particulier, où elle vous fait partager son amour du parfum et ses connaissances des matières premières. Diane se cache aussi derrière des créations actuelles, auxquelles elle a collaboré accompagnant les marques dans le décodage olfactif et la formation : elle conçoit des programmes de formation internationale, valorisant la transmission de belles histoires et la mise en scène sensorielle… imaginer des « expériences » afin de mémoriser les codes identitaires d’un produit ou d’une marque.

Son profil éclectique et généreux m’a donné envie de vous la présenter.

Pour en savoir plus :

www.redberry.fr

email : redberry@orange.fr

www.ateliersparfums.com

 

Diane 2005_12

  1. Le principal trait de votre caractère ? l’enthousiasme et la passion.
  2. Votre rêve de bonheur ? l’harmonie
  3. La musique qui vous transporte ? rythmée et passionnée
  4. Votre couleur préférée ? les tonalités prune, aubergine, violine
  5. Vos héros ou héroïnes dans l’histoire ? les grandes dames qui ont aidé les femmes à se libérer et à s’exprimer
  6. Vos héros ou héroïnes dans la fiction ? les femmes authentiques et passionnées qui réalisent leurs désirs même les plus fous.
  7. Vos héros ou héroïnes dans la vie réelle ? Personne
  8. Le lieu qui vous ressemble ? ma maison
  9. Un accessoire qui parle de vous et dont vous ne vous séparez pas ? mon sac à main, mes trousses et mes petits carnets
  10. Un livre que vous ne quittez pas ? La promesse de l’aube de Romain Gary, Corps et âme de Frank Conroy
  11. Votre peintre préféré ? les couleurs infinies de Mark Rothko,
  12. La toile qui vous emballe ? Les monochromes roses d’Yves Klein, les mises en scènes dans la nature d’Andy Goldworthy et Nils Udo.
  13. Le plus délicieux moment de la journée ? le petit déjeuner
  14. Votre repas idéal ? un diner surprise, riche en saveurs inattendues, partagé avec les êtres que j’aime.
  15. Votre boisson favorite ? un « bellini », champagne et nectar de pêche.
  16. Avez-vous un parfum fétiche ? Ambre Sultan de Serge Lutens que je porte depuis sa création, Aromatics Elixir de Clinique, Coromandel de la Collection Les Exclusifs de Chanel, Infusion d’Iris de Prada
  17. Votre première rencontre avec un parfum ? le parfum de ma mère dans les années 70, Vivara de Pucci, qui me signalait son retour à la maison.
  18. De quel(s) parfumeur(s) admirez-vous le style ? Christopher Sheldrake qui a su traduire tous les rêves olfactifs de Serge Lutens. Christine Nagel pour la sensualité et le plaisir de ses créations.
  1. Jean Patou disait: « Ne faites rien de laid, on pourrait vous l’acheter », qu’est-ce que vous en pensez? J’adhère avec cette maxime qui malheureusement semble caractériser une partie du marché actuel avec une accélération de lancements sans personnalité, des produits qui manquent de rêve et belles histoires pour nous faire rêver et vibrer.
  2. Votre devise ? Le parfum est l’encre de notre vie !
  3. Etat présent de votre esprit ? Rêveuse…

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Le Parcours Saint-Germain (29 mai-19 juin 2008)

 

Parcours Comme tous les ans depuis six ans, les artistes sont invités à investir le quartier de Saint-Germain des Prés autour d’un thème fédérateur. Cette année, ce sont les contes de fées qui se racontent au travers d’oeuvres contemporaines. Des boutiques de luxe aux cafés les plus fameux, tous contribuent à faire exister les pièces exposées et renouent ainsi avec la tradition des lieux. Saint-Germain et l’art ont toujours fait bon ménage et Anne-Pierre d’Albis-Ganem, commissaire des expositions, le sait fort bien en se lançant ce pari audacieux. Elle réussit chaque année à réunir tout ce beau monde autour d’un projet généreux qui vise à sortir l’art des musées ou des galeries. Depuis 2 ans, elle imagine proposer un même thème aux artistes.

   Après l’odorat dans une édition 2006 intitulée « Essences insensées », ce fut au tour de la gourmandise d’être à l’honneur sous la bannière « Sweet ‘Art ». Des oeuvres qui ont su râvir les papilles et les yeux. J’ai eu l’occasion d’y participer pour une « bouchée aphrodisiaque » chez Cartier. Jean-Luc Verna, dandy glamour et excessif, avait illustré la recette sensuelle du « chocolat à triple vanille et ambre gris » que les libertins aimaient savourer à la fin d’un repas, dont j’avais écrit un texte aussi évocateur que possible et que j’avais aussi mise au point.

3 Cette année, pendant trois semaines, petits et grands pourront admirer des créations originales qui s’inspirent des contes et légendes populaires. Carte blanche est donnée aux artistes pour ré-interpréter et régénérer ce fond culturel persistant et universel que sont les contes de fées. La Belle au Bois dormant, Cendrillon, Barbe bleue, Peau d’Âne ont bercé notre enfance et forgé notre imaginaire. Quel plaisir de les retrouver sous un jour différent, que ce soit chez Christian Lacroix au travers de la créativité de Marlène Mocquet ou chez Zadig et Voltaire qui expose Françoise Pétrovitch. 34 lieux enchantés à aller découvrir. Alors, vous êtes prêt : ouvrez les yeux et les oreilles ! « Il était une fois ….. »

 

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HE WOOD, première fragrance masculine de la marque DSQUARED².

clip_image002[6]Thierry Massée

Chef de Projet Formation ISSEY MIYAKE – BPI

J’ai eu envie de vous présenter un parfum découvert lors d’un voyage à Rome, en novembre 2007.

HE WOOD, première fragrance masculine de la marque DSQUARED².

 

clip_image002[8]Depuis leurs débuts en 1983, les jumeaux canadiens Dean et Dan Caten célèbrent une masculine nouvelle, sexy à outrance, 100% urbaine.

A chaque collection, son lot de cow-boys racoleurs, de dandys raffinés et de bad boys au torse scuplté.

Aussi, quand la marque se met au parfum, on s’attend à une débauche olfactive, un parfum tapageur à la sensualité bien marquée.

L’ultime accessoire « branchouille », dans la continuité de la mode DSQUARED².

Surprise ! HE WOOD est aux antipodes de tout cela.

Fermez les yeux et sentez la forêt boréale… made in Canada, bien sur !

Dans ces étendues revisitées par Daphné Bugey (Firmenich), souffle une brise d’ambre et de musc. Un air sensuel qui flirte avec l’eau, légère et délicate, gorgée de violette. Icône de toute forêt, au cœur de la fragrance : le bois. Un bois viril et majestueux, empreint de vétiver et de santal.

Finalement, HE WOOD est une arme de séduction subtile.

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Un charisme naturel, construit autour de notes sensuelles, aériennes et fraîches .

Un hommage à la nature canadienne, à porter en pleine jungle urbaine.

Un jus boisé dont le flacon n’est pas en reste. Capitalisant sur un design minimaliste, le bois canadien y est de nouveau à l’honneur.

Atypique. Masculin. Sobre. Elégant. Moderne. Branché.

HE WOOD : à découvrir de toute urgence !

 

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Un nouveau nez chez Guerlain

 

Th W La nouvelle vient de tomber et confirme les murmures des derniers mois à propos d’une intégration de la création chez Guerlain ! Laurent Boillot, PDG de Guerlain, a annoncé ce retour vers la « philosophie de la Maison qui a été de confier sa création olfactive à un nez intégré pendant plus de 180 ans. » L’heureux élu, Thierry Wasser, quitte Firmenich pour en devenir le parfumeur. Jean-Paul Guerlain demeure conseiller auprès de la présidence pour la création et les matières premières mais il reste surtout le « gardien du temple de l’excellence olfactive ». Thierry Wasser travaillera avec Sylvaine Delacourte, directrice de l’évaluation et de la création depuis 2002.

Bien que n’appartenant pas à la famille Guerlain – une première pour cette société – Thierry Wasser n’est pas un nouveau né dans le métier. Il fait ses classes chez Givaudan, avant d’entrer chez Firmenich à New-York en 1993. Firmenich et Guerlain ont par ailleurs entretenu depuis le début du XXème siècle des liens très étroits, travaillant ensemble sur les ingrédients tant naturels que synthétiques. Thierry Wasser maîtrise un art éclectique de la parfumerie et a signé de nombreux autant que variés parfums, dont Fuel for Life for her de Diesel ou les fragrances de Kylie Minogue chez Coty. Chez Guerlain, on lui doit « Quand vient la pluie » et « Iris Ganache », parfums aussi poudrés que délicatement gustatifs.

imagesSon talent et ses qualités humaines permettront à Thierry Wasser cette reprise de flambeau. Souhaitons- lui de savoir tutoyer l’avenir, en réinventant avec art et insolence le passé imbibé des gênes de Guerlain. Une question me vient à l’esprit : même si Thierry Wasser possède sa propre personnalité artistique, de quel nez Guerlain sera-t-il le plus proche ?

Jacques G Que retiendra-t-il de Jacques Guerlain qui apprit d’Aimé qu’un parfum Guerlain ressemble à ce qu’il évoque ou suggère. Avec Aimé, cet oncle qui le chérit tant, Jacques Guerlain avait adapté les techniques de l’impressionnisme à la parfumerie. Le flou prend chez Guerlain le relais de l’imitation pure et à partir de 1890, date du parfum Ambre, lorsque Jacques s’installe seul devant l’orgue à parfums. Ses premières créations sont dans la lignée de celles d’Aimé : Jardin de mon curé en 1895 ou encore Voilà pourquoi j’aimais Rosine, dont les noms s’identifient à l’époque. Le jeune parfumeur va aussi lui donner un sceau secret, un sillage unique, qui est composé en grande partie par de la vanille mais aussi par des baumes, de la bergamote, de la fève tonka et des saveurs florales telles l’iris et le jasmin. Ce fil d’Ariane porte le nom de Guerlinade et se retrouve dans tous les parfums de la Maison, jusqu’au dernier né « Insolence » qui la bouscule avec la tendresse des fruits rouges.

Jacques Guerlain rêvait ses parfums et travaillait sur sa mémoire émotionnelle et olfactive. Passionné d’opéras et féru de romans policiers, il composait ses parfums comme des opus, qui dévoilent peu à peu leurs mystères. Chaque parfum est inspiré par une histoire ou une légende et entraîne dans sa suite vers des pays plus ou moins lointains. Les femmes les portent et s’y abandonnent. En 1906 « Après l’Ondée » évoque en grâce et ingéniosité les sous-bois mouillés. En 1912, le Titanic sombre et la Belle Epoque s’épuise, «  L’Heure Bleue » fut le dernier élan romantique de ces temps crépusculaires et aussi un chef d’œuvre d’équilibre olfactif. « Mitsouko » en 1919 évoque l’engouement collectif pour le Japon que Puccini a mis au goût du jour avec « Madame Butterfly » et que Claude Farrère a si bien dépeint dans son livre « La Bataille ». En 1925, Paris est une ville cosmopolite où règne la fête. « Shalimar », le modèle même de la note orientale, traduit la quintessence des années folles. Sa douceur ambiguë, ourlée d’un excès maîtrisé de vanille en fait un élixir érotique qui conquiert aussi l’Amérique. Le flacon dessiné par Raymond Guerlain conserve la magie exotique de sa légende indienne. Il demeure parmi les 10 parfums les plus vendus dans le monde. En 1929, « Liu » est inspiré d’un personnage de l’opéra de Puccini « Turandot » et en 1933, « Vol de Nuit » rend hommage à Antoine de Saint-Exupéry, le poète-aviateur.

La chaîne familiale du talent se poursuit en 1955, lorsque Jacques Guerlain signe avec son petit-fils Jean-Paul âgé alors de 18 ans, son dernier parfum « Ode ». Ce quatre mains témoigne aussi que la sensibilité olfactive doit s’unir à une maîtrise rigoureuse de la technique, sans jamais oublier l’audace. Chez Guerlain, on naît parfumeur, autant qu’on le devient. C’est par un travail de reconstitution d’une jonquille, accompli sous le nez vigilent de son grand-père, que Jean-Paul gagna ses lettres de noblesse de parfumeur. Il accomplit son apprentissage avant de reprendre le flambeau des créations et de veiller à la qualité des matières premières. Sa passion le pousse vers les essences naturelles, dont il traque la meilleure qualité aux quatre coins du monde. Son premier geste fut aussi de penser aux hommes, qui depuis le « Mouchoir de Monsieur » en 1903 étaient un peu oubliés ! En 1959, il leur crée « Vétiver » et en 1965 « Habit Rouge », le premier parfum oriental pour hommes aux accents de cuir, de bois et d’épices. Mais aussi et surtout, Jean-Paul Guerlain continue de rêver la femme en parfums et se souvient de son grand-père lui disant : « On crée des parfums pour les femmes avec lesquelles on vit et que l’on aime. ». Tous ses parfums se conçoivent autour de l’émotion et de la sensualité et jalonnent ce voyage dans les limbes de l’imaginaire. L’impatience nous gagne de découvrir la prochaine escale ! à la rentrée, dit-on !

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Portrait d’un journaliste : Chandler Burr

 
 
 

Chandler Chandler Burr a inventé un nouveau métier : critique olfactif dans le très célèbre et sérieux New-York Times. Depuis deux ans, tel un critique d’art, il met des étoiles, écrit un commentaire élogieux ou acerbe sur les parfums lancés. Sa rubrique fait trembler la planète parfum !! Chandler essaie toujours d’être juste et sincère, absolument impartial. Ses jugements sont redoutables et redoutés !!!Il faut dire aussi qu’il connaît bien cet univers : il y a ses entrées depuis ses longues années passées dans le journalisme. Bref, on ne peut pas le duper !

Il est auteur de livres sur les parfums, dont le dernier : « The Perfect Scent : a year inside the Perfume Industry in Paris and in New-York », Henry Holt, january 2008 a été traduit dans plusieurs langues. Chandler vit à New-York mais vient souvent à Paris. Polyglotte, il parle un français parfait. Le jeudi 5 juin 2008, il vient commenter chez Lapérouse le dîner olfactif, préparé avec le chef Samuel Benne. Une belle occasion de venir le rencontrer et de vous régaler de parfums et de plats. Pour en savoir plus : lisez dans la rubrique « notes de tête » le dîner olfactif chez Lapérouse !

 
  1. Le principal trait de votre caractère ? L’impatience.
  2. Votre rêve de bonheur ? Etre marié avec des enfants.
  3. La musique qui vous transporte ? Un bout orchestral que j’ai trouvé sur mon iPod. Je ne sais pas ce qu’il est ni qui l’a écrit.
  4. Votre couleur préférée ? bleu
  5. Vos héros ou héroïnes dans l’histoire ? En ce moment Einstein, qui a dit que les juifs ne sont pas « élus » ni fondamentalement differents que les autres et que la religion est quand même absurde.
  6. Vos héros ou héroïnes dans la fiction ? Le narrateur de « Memoir From Antproof Case »
  7. Vos héros ou héroïnes dans la vie réelle ? Personne.
  8. Le lieu qui vous ressemble ? Los Angeles
  9. Un accessoire qui parle de vous et dont vous ne vous séparez pas ? Mon ordinateur.
  10. Un livre que vous ne quittez pas ? « Foreskin’s Lament »
  11. Votre peintre préféré ? La toile qui vous emballe ? John Singer Sargent, Madame X
  12. Le plus délicieux moment de la journée ? Coucher
  13. Votre repas idéal ? Salade
  14. Votre boisson favorite ? Fruit de la passion
  15. Avez-vous un parfum fétiche ? J’en ai tellement…
  16. Votre première rencontre avec un parfum ? Quartz de Molyneux quand j’avais 15 ans
  17. De quel(s) parfumeur(s) admirez-vous le style ? Jean-Claude Ellena surtout.
  18. Jean Patou disait: « Ne faites rien de laid, on pourrait vous l’acheter », qu’est-ce que vous en pensez? « Laid » veut dire quelquechose de très spécifique pour moi, mais étant donné ce qu’on produit et achete je me demande si mon concept est fou.

19. Votre devise ? « I will call them my people which were not my people; and her beloved, which was not beloved. » Romans 9:25 (Attention, je suis athée, mais je trouve ce sentiment extrêmement beau.)

  1. Etat présent de votre esprit ? Très bas.

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Dîner olfactif chez Lapérouse

 

Laperouse ext Si vous voulez gâter vos papilles autant que vos narines, le célèbre restaurant Lapérouse (51, quai des Grands Augustins – Paris 6ème) organise un dîner autour du parfum le jeudi 5 juin à 19h30.

Ce restaurant est à lui seul une légende. Il fut fondé en 1766 par un limonadier de la Cour et porte le nom de l’ explorateur Jean-François de Galaup, comte de La Pérouse. Les salons sont inscrits à l’inventaire des Monuments Historiques et furent fréquenté par des écrivains tels que Dumas, Hugo, Zola, Flaubert et Maupassant. On raconte aussi que les jolies femmes invitées chez Lapérouse gravaient alors leurs initiales sur les glaces des salons, pour vérifier la dureté des diamants que venaient de leur offrir leurs amants.Lapérouse int

Le chef Samuel Benne, ancien élève d’Alain Ducasse, ne cesse d’innover et c’est pour cela qu’il a fait appel à Chandler Burr, le célèbre critique olfactif du New-York Times et auteur de livres sur le parfum. Ensemble, ils ont imaginé des plats inédits, inspirés par des odeurs ou des célèbres parfums. Durant le dîner, Chandler Burr vous commentera la vanille de Shalimar, parfum créé par Jacques Guerlain en 1925, ou vous expliquera les notes gourmandes d’Angel de Mugler (1992) parmi tant d’autres succès et parfums actuels. Lapérouse

Un dialogue aussi culturel que sensoriel entre le monde des parfums et celui des saveurs.

Pour en savoir plus : lisez le portrait consacré à chandler Burr dans la rubrique « Personnalités à connaître » .

www.chandlerburr.com

http://www.contexttravel.com

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Portrait d’un parfumeur : Francis Kurkdjian

 
« Le parfum est une oeuvre d’art qui appartient au patrimoine de l’intimité »Francis KurkdjianFK-Ph_Gueguen-004

Francis Kurkdjian vole dans la vie de succès en succès. Sa planète à lui est entre le ciel et la terre. On dirait qu’il habite une bulle. Elle s’élève toujours plus haut, capte votre attention et vous mène par le bout du nez. Le Petit Prince du parfum n’est pas né parfumeur, il l’est devenu. Avec passion et détermination, guidé par son imaginaire et ses souvenirs d’enfance, il vous raconte une belle histoire avec un parfum. De l’Arménie de ses ancêtres, Francis Kurkdjian a gardé l’âme voluptueuse, les odeurs du quotidien et des jours de fêtes, les rituels et le goût de la tradition. Mais sa bulle à lui n’en n’est pas restée là. Il mène des études à l’ISIPCA, (Institut Supérieur International du parfum de la cosmétique et de l’aromatique alimentaire) puis à l’Institut de Supérieur de Marketing du Luxe. Rapide et pressé de vivre sa passion, il intègre la société Quest International à Paris, dont il file rejoindre la filiale à New-York. A 25 ans seulement, il signe son premier grand succès : Le Mâle de Jean-Paul Gaultier. Depuis, le tempo va Allegro. Le rythme est une chose qu’il maîtrise depuis ses études de piano et de danse, qui lui ont donné la cadence et le sens de la rigueur. Mais comme le parfum lui coule dans les veines, il ne se contente pas d’en créer – et parmi les meilleurs – pour le marché, il ouvre son atelier de création de parfum sur mesure. Alors que le troisième millénaire vient de commencer, Francis renoue parmi les premiers avec la tradition des maîtres – parfumeurs, qui créaient dans l’unicité des eaux de senteur pour leur clientèle privée. A chaque nouveau projet, un « pas de deux » se forme dans l’écoute et les évocations et donne lieu à une création unique, un vêtement porté à même la peau et taillé avec minutie. Sensible et passionné, il pense aussi que le parfum est un art, dont « La beauté tient dans l’émotion qu’il transmet instantanément et qu’il lui faut le rationnel de la construction et l’irrationnel de l’inspiration ». Il rejoint en 2006 la société TAGASAKO mais collabore toujours à de nombreuses œuvres artistiques. L’odeur de l’Argent avec Sophie Calle à la Fondation Cartier, Pas de Deux à l’Opéra National de Paris, le parfum de Marie-Antoinette, Versailles off ou les Grandes Eaux Nocturnes de Versailles ou aussi Papier d’ Arménie emportent son enthousiasme et sa passion de la différence. Fantasque mais sincère dans l’instant, Francis est toujours fidèle dans le temps, même si son tempérament l’entraîne vers la nouveauté et le futur. A la manière d’un chat, dont il a la rapidité et la souplesse féline, Francis Kurkdjian a plusieurs vies. Mais elles sont uniques et à sa manière.

Pour en savoir plus : www.franciskurkdjian.com

 

  1. Versailles_-_GEN07_Le principal trait de votre caractère ? La Fidélité.
  2. Votre rêve de bonheur ? Donner du plaisir. Toujours et encore.
  3. La musique qui vous transporte ? Celle qui fait monter les larmes aux yeux.
  4. Votre couleur préférée ? Les bleus, du ciel et de la mer
  5. Vos héros ou héroïnes dans l’histoire ? Ceux et celles qui ont amélioré le destin de l’Homme et changé le cours de l’Histoire.
  6. Vos héros ou héroïnes dans la fiction ? des héros/héroïnes qui pourraient exister
  7. Vos héros ou héroïnes dans la vie réelle ? Ceux à qui j’ai envie de ressembler ou que j’aurais aimé connaître.
  8. Le lieu qui vous ressemble ? Ma maison.
  9. Un accessoire qui parle de vous et dont vous ne vous séparez pas ? Mon téléphone portable.
  10. Un livre que vous ne quittez pas ? Le Prophète de Kalil Gibran
  11. Votre peintre préféré ? La toile qui vous emballe ? un Modigliani, la belle romaine
  12. Le plus délicieux moment de la journée ? Le réveil
  13. Votre repas idéal ? Un repas partagé avec les gens que j’aime.
  14. Votre boisson favorite ? Une coupe de vin de Champagne (version alcoolisé) ou un grand verre d’eau fraîche puisée à même une source
  15. Avez-vous un parfum fétiche ? Malheureusement plus depuis que j’en crée.
  16. La matière première naturelle qui vous inspire le plus ? Elles ne sont que des outils au service de mon inspiration du moment…
  17. Votre première rencontre avec un parfum ? Celui de ma mère très certainement : Empreinte de Courrèges
  18. De quel(s) parfumeur(s) admirez-vous le style ? Sophia Grojsman, Michel Almairac, Françoise Caron
  19. Votre palette idéale ? Celle qui me permet d’exprimer ce que j’ai à dire …
  20. Jean Patou disait: « Ne faites rien de laid, on pourrait vous l’acheter », qu’est-ce que vous en pensez? Il n’a pas tort, mais pour durer, c’est heureusement impossible et impensable…
  21. Quelle est votre vision du parfum de demain ? Juste, Honnête, Sensible, Généreux
  22. Votre devise de parfumeur ? Ce qui est fait avec le temps, le temps le respecte
  23. Etat présent de votre esprit ? Amoureux

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