Le Jardin de Monsieur Li

Cinquième Parfum-Jardin de la collection, Le Jardin de Monsieur Li nous transporte hors des tourments du monde . Jean-Claude Ellena  s’envola cette fois vers la Chine, ce pays où l’on proclame : “La vie débute le jour où l’on commence un jardin”. Il  y visita des jardins pour n’en rapporter qu’un seul, le sien. Inspiré par la force symbolique de tous les jardins chinois, il le composa en alternant massif de jasmins et bambous, poivriers et roses, feuilles et citrons. Des odeurs de bassins et de pierres mouillées ponctuent cette envolée olfactive, où le jasmin est roi.

Plante originaire des vallées de l’Himalaya, le jasmin tire son nom du mot arabe yasamin. Cet arbuste de la famille des oléacées, dont les fleurs d’un blanc nacré s’épanouissent entre juin et septembre, compte environ deux cents espèces, dont deux seulement sont utilisées en parfumerie depuis toujours, puisque les Egyptiens de l’Antiquité faisaient macérer des fleurs de jasmin dans de l’huile, tout comme le lys ou le lotus. Dans la Chine ancienne, le jasmin était le symbole du beau sexe et de sa douceur. La Chine deviendra au XVIIIème siècle le principal producteur de jasmin. La Chine possède une vraie culture des odeurs et  comme tous les actes de la vie, même les relations amoureuses, entraient depuis l’Antiquité dans le cadre de la systématique taoïste, le parfum y a gardé sa vocation d’union entre l’homme et la femme que rites et tabous séparaient. En dehors du mariage, les hommes et les femmes étaient séparés. La femme chinoise, a en effet, depuis son enfance un sachet de parfum attitré, le Hin, qui la personnalisait et constitué d’un mélange de plantes sacrées, dont l’armoise et l’orchidée, symbolisant les fiançailles.

Le rituel de rencontres entre mari et femmes impliquait le parfum. Lorsqu’une femme allait voir son mari, elle devait jeûner, se rincer la bouche, mettre des vêtements d’amour, se peigner et relever les cheveux, et surtout ne pas oublier d’attacher à sa ceinture le sachet de parfum. Il y avait six types d’encens : tranquille, reclus, luxueux, esthétique, raffiné, noble qui était harmonisé avec différentes fleurs[1]. Les premières fragrances chinoises, sous forme de pastilles, s’avalaient pour parfumer le corps.


[1] Georges Métailié, « Fragrances dans la Chine médiévale ». p. 120 et Danièle Elisseeff, « Le parfum en Chine », p. 282-284, in Une histoire mondiale du parfum, op. cit. 

 Le Jardin de Monsieur Li , très jolie flânerie, est un composé d’odeurs et de souvenirs, qui   se fait aussi identitaire, incarnant des valeurs fortes et immortelles. Un fleuve de douceur et de sérénité, à l’image de celui d’encre, qui ondule et ceint l’étui. Cette oeuvre est réalisée par l’artiste chinois Li Xin. Tandis qu’en écho à la nature et à la tradition, un jaune impérial traversé de vert cru, acide, anisé, illumine le flacons.

Disponible depuis mars 2015 dans les grands magasins et les parfumeries agréées, sans oublier les magasins Hermès.

1 commentaire

Classé dans Notes de tête

Une réponse à “Le Jardin de Monsieur Li

  1. Madame CATOIS de CAEN

    HUM …. Tout cela donne envie de s’enivrer de de ce beau parfum !
    On se laisse transporter avec délice.
    Hermès demeure une grande maison de parfum, cette création en est le preuve .
    Merci de ce bel article !

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