Un printemps fleuri chez Chanel

 

ChanelHC-PE15-RominaShama19 Traditionnellement, le printemps nous évoque le réveil de la nature après l’hiver, les fleurs, une douceur de vivre… Quitte à ne pas jouer la carte de l’originalité, Chanel nous embarque pour son défilé haute couture printemps-été 2015 dans un univers fleuri et coloré de serre tropicale.

ChanelHC-PE15-RominaShama38 Les looks beautés rehaussent l’univers délicat floral évoqué par les robes, en adoptant un maquillage frais, lumineux où le teint et la bouche sont mis en valeur, les yeux étant délicatement caché par une voilette (remise à jour d’un accessoire so vintage) .

L’esprit frais du printemps se retrouvait dans le teint lumineux, frais mais travaillé grâce au fond de teint Vitalumière Aqua et la poudre Les Beiges (les deux désormais cultes). Les yeux étaient juste travaillé à l’aide du mascara « Le Volume » Waterproof (associé à un recourbe cil, LE geste à adopter chez soi pour un résultat optimal), du crayon Khôl « clair » (N°69), et d’un crayon à sourcils.

ChanelHC-PE15-RominaShama42 Le détail marquant du look beauté était la bouche, colorée vivement et évoquant sans doute les pétales de fleurs. La gamme Rouge Coco (très agréable à porter car hydratante) s’élargie de plusieurs teintes dont « Arthur », en référence au grand amour de Gabrielle Chanel, Arthur Capel, disponibles à partir de mars 2015.

RC 440 ARTHUR Chanel régale notre printemps avec la sortie de la gamme « les Intemporels » comprenant une magnifique palette pour les yeux, représentant le célèbre matelassé et les chaînes si chères aux sacs de la maison. La palette est pensée pour la nuit comme pour le jour en proposant un noir mat indispensable pour souligner le regard, des nuances prunes et vertes à poser en aplat et un blanc argenté pour éclairer notre regard.

MA2014_22_0029 Le vernis « Intemporel » rappelle le métal des chaînes du sac « Mademoiselle » et habillera nos ongles de sa teinte argentée scintillante.

Il ne reste plus qu’à attendre patiemment la fin de l’hiver et la sortie de ces merveilleuses beautés pour accueillir la nouvelle saison ! Que vive le Printemps Chanel !

Backstage Défilé CHANEL Haute Couture Printemps-Eté 2015

Maquillage CHANEL

© CHANEL 2015

Photos Romina Shama

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Moments de bain Coco mademoiselle

 

Depuis sa création en 2001, l’oriental frais Coco Mademoiselle séduit les femmes en quête de sensualité, d’audace mais aussi d’élégance. Offrant une composition au caractère affirmé d’une étonnante fraîcheur et d’une modernité absolue, il est devenu l’accessoire de séduction incontournable de nombreuses femmes d’aujourd’hui ( à commencer par moi-même !). Afin d’ajouter une étape dans la routine beauté/séduction, mais aussi pour satisfaire notre addiction à cette senteur enivrante, Chanel complète en 2014 sa ligne de bain Coco Mademoiselle (ndlr: le gel douche et la crème hydratante existent depuis 2010) avec le lancement de la mousse de parfum pour le bain et du gommage doux pour le corps.

N’en déplaise aux écologistes purs et durs, le moment du bain reste un moment de bonheur et de détente qu’il serait dommage de sacrifier (il est toutefois préférable que cela reste occasionnel, pour le respect de la planète et pour garder le plaisir intacte). J’ai donc retrouvé la « magie » enfantine du bain moussant grâce à la mousse de parfum: au contact de l’eau, sa texture fluide se transforme en une mousse fine, abondante, douce (elle n’agresse pas du tout la peau, bien au contraire!) et délicatement parfumée. On en ressort la peau assouplie et délicatement parfumée de notre parfum préféré.

Le gommage doux pour le corps détonne par sa possibilité de deux textures, selon les besoins:

- sur une peau humide, la texture crémeuse se transforme en lait

- sur peau sèche, en gommage classique

Ce double usage est assez surprenant (je ne l’avais pas compris au début !) mais le résultat et bluffant, et on garde sur notre peau adoucie l’odeur délicate de Coco.

Un rituel parfumé et beauté, qui satisfera toutes les addicts de Coco Mademoiselle… ou en convertira d’autres !

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La collection des Essences d’Elie Saab

clip_image002[4]Le jour était enfin arrivé, celui de découvrir dans la boutique Elie Saab la nouvelle collection exclusive des Essences. Sur le Rond- Point des Champs-Elysées, j’entre dans la boutique Elie Saab et je me retrouve dans un havre de paix. Je vais vivre une invitation au voyage vers un pays rêvé, où les femmes sont reines, magnifiées par la vision d’un créateur, qui sait les aimer et les respecter.

image La boutique est vaste, infinie dans ses lignes droites et pures. La clarté des lieux en accentue davantage encore l’épure. Le monochrome de marbre beige, propre à la Maison, est ponctuée des couleurs dégradées des créations d’Elie Saab. L’œil du créateur est dans chaque détail, afin de toucher au plus près l’excellence. Sa vision est flamboyante. L’élégance suprême nait de ce raffinement qui mêle couleur et lumière, volume et transparence. Le savoir-faire et l’expertise de cette belle Maison de couture, qui se partagent entre Paris, Beyrouth et Genève, se devinent aisément et m’enchantent. Une impression de transparence unique s’en dégage. J’aime l’aspect poudré et la fluidité des robes, toutes en mouvements gracieux, en ondulation lente. Chaque accessoire, sacs, minaudières, gants, chaussures, étoles de fourrure, bijoux participent à cet univers de féérie douce.

ll  eimagest temps à présent de découvrir la collection des essences. Mes sens sont éveillés, mes narines en alerte. Le cérémonial peut commencer, précieux et délicat, emprunté au monde confidentiel de la Haute-Joaillerie. La conseillère de vente avertie me raconte l’histoire de cette collection d’essences, tout en enfilant ses gants avant de toucher les flacons. Cette dimension précieuse n’est pas inaccessible. Les quatre flacons de verre épais, facetté et cristallin, laissent découvrir la couleur de chaque fragrance. Le bouchon noir laqué brille, semblable à de la belle bakélite. Aimanté, il claque quand on le referme sur le flacon et fait contraste avec l’étiquette mate. Un chic que l’on retrouve dans la couture Elie Saab également. Les matières premières les plus nobles ont été sélectionnées, travaillées en superposition pour créer du volume et de la texture. L’impatience me gagne de découvrir cette collection exclusive d’essences, qui incarnent l’âme du monde parfumé d’Elie Saab. Je parcours rapidement tout d’abord chacune d’entre elles, juste assez pour sentir les formules précises, denses et bien texturées. Tant de volume et de transparence à la fois ! Il est temps de les essayer une à une, d’entrer dans la matière comme on revêt une robe. Délicatement, je les ajuste sur ma peau afin de les sentir et mieux encore les ressentir.

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La rose se présente à moi en premier, voluptueuse, enveloppante. Je visualise une robe fluide tout en voiles, qui épouse les formes du corps. Un souffle de roses, poudrées, mauves, aux reflets bleus jusqu’à la profondeur. Dans une douceur exquise, la rose de mai et de Damas s’allient et se dégradent dans une note de violette, savoureuse, ponctuée de vanille et de cèdre. C’est une divine esquisse de fleurs fraîches, cueillies à la main, dont je sens le velouté des pétales caresser ma peau.

Dans une douceur nacrée, le gardénia se profile en hommage à l’art du trompe l’œil olfactif. Cette fleur blanche et charnue, au feuillage vert dense est pourtant muette. Elle ne livre rien de son flegme olfactif, dont il faut reconstituer la senteur dans un parfum. Cette essence est une sculpture, basée sur la dualité d’un bois crémeux et d’ une tendresse florale, aux accents verts et blancs. Un sillage élégant ciselé de jasmin sambac d’Egypte, de beurre d’iris et de santal. J’imagine une robe blanche, sur laquelle seraient posées des fleurs en tissu, rehaussées de perles et de broderies. Cette senteur est une dentelle, qui vous couvre en apesanteur.

L’éclat radieux de l’ambre m’illumine l’odorat et m’enlumine le cœur. Cet accord mythique de la parfumerie né en Orient, aime la chaleur de la peau et la douceur des étoffes les plus précieuses. Sa lumière vient de la profondeur, d’où surgit une robe brodée de cristaux, irradiante, dégageant les épaules dans un décolleté éblouissant. Les matières légendaires de la parfumerie en ourlent tous les contours : vanille, opoponax et patchouli resplendissent. Le santal à la fois sec et lacté devient éblouissant. Cette essence est une harmonie de notes sensuelles, qui m’enrobe et m’entraîne dans une valse étourdissante. Cette ivresse des sens est tellement agréable, que je n’arrive pas à la quitter.

image C’est au tour du Oud de me jouer avec virtuosité sa variation autour du noir. Ses volumes sont puissants, les textures sont métissées, juxtaposée et étirées pour dessiner une silhouette architecturée et androgyne. C’est un smoking olfactif à même la peau, qui joue de ses nuances intrigantes pour créer le mystère. Le poivre noir ouvre la marche, suivi par les courbes onctueuses du benjoin. Bois d’agar et vétiver achève cette ode à la profondeur, à la sensorialité absolue qui ne souffre aucun compromis avec soi-même.

Quelle essence choisir alors que je ne veux renoncer à aucune ! Les combiner entre elles ? Une note de fleurs et une note de peau ? La boîte cadeau se prépare et le papier de soie se froisse à l’intérieur. Une foultitude de détails pensés et délicats achève le cérémonial avant que l’on vous propose de vous parfumer. Par un geste ample, on me trace un sillage en forme de S, comme Elie Saab et je garde sur moi cette fine pluie de gouttelettes odorantes comme autant de paillettes d’or, qui restent les témoins de ce rêve de princesse, qui s’achève mais se prolonge au travers de cette collection exclusive des essences Elie Saab. Je suis comme Cendrillon, il me reste une pantoufle de vair, mon précieux flacon !

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The one that I want – Nouveau film Chanel numéro 5

 

« On n’entretient pas le N°5 comme une danseuse, on l’entretient comme une reine » soulignait Jaques Helleu ( NDLR : ancien directeur artistique des parfums Chanel, décédé en 2007). En effet, les nombreuses égéries du parfum mythique – de Gabrielle Chanel herself à Brad Pitt- ont toujours été judicieusement choisies. La volonté première de Jacques Helleu était que les plus belles femmes du monde incarnent le parfum à travers un film publicitaire scénarisé, signé par les grands noms du cinéma ou de la photographie.

En octobre 2014, Chanel nous dévoile son nouveau film signé par Baz Luhrmann, qui avait réalisé celui avec la magnifique Nicole Kidman il y a 10 ans, et qui met à présent en scène le Top Model le plus banckable du monde, Gisele Bünchen. La Brésilienne mène sa carrière et sa vie de famille de front, n’hésitant pas à poster une photo d’elle allaitant sa fille sur un shooting. A 34 ans, elle reste la top model la mieux payée depuis 2002 (114 millions d’euros cette année). Une vraie performance ! Pour le réalisateur, l’objectif de cette nouvelle campagne était de monter en quoi la femme N°5, sous les traits de Gisele Bündchen, avait évolué sur une décennie.

4c8df86c27_Gisele-Bundchen-para-Chanel-N-5-fashion-film-Fashionclick L’action se passe entre New-York, dans un cabaret où le chanteur Lo-fang interprète sa reprise très soul de « You’re the one that I want », et une somptueuse villa de bord de mer située à Montauk (côte est des Etats-Unis, même si pour des questions esthétiques, les prises de vues de surf ont été effectuées aux îles Fidji) Giselle se glisse dans la peau d’une femme sportive (la première scène la montre en train de surfer dans une combinaison siglé Chanel) active (mannequin) et mère de famille dont la vie se voit perturber par le départ de son homme. Dès lors, elle va chercher à le reconquérir et quitte même une séance photo pour le revoir dans le cabaret new-yorkais et échanger un baiser de cinéma lors de la scène finale.

Même si certains côtés de la femme « moderne » ie mère de famille mais active et sportive sont montrés et prêtent à sourire tant ils sont idéalisés, on reste dans la trame classique de la publicité de parfums avec des décors à couper le souffle, des costumes somptueux issus de la collection croisière 2014 Paris-Dubaï et une égérie plus belle que jamais. Chanel nous présente 3 min de bonheur, de rêve et réussit le coup de maître de réinventer l’histoire de son parfums best-seller depuis 1921.

On remarques aussi l’évolution de la femme numéro 5, et de la femme Chanel en elle-même, qui devint une femme du « nouveau monde » (mondialisation oblige ?), caractérisée par son côté terre-à-terre, ambitieuse, sportive mais mère de famille. On y délaisse l’image de la femme européenne très romantique campée par Nicole Kidman, australienne certes mais qui joue la carte du Moulin Rouge. Ici, Giselle Bünchen se bat pour retrouver, reconquérir son mari à New-York.

On ne se lasse pas ni de la beauté des images, ni de celle de la bande originale.

Aujourd’hui encore, quand une femme achète Chanel N°5, ce n’est pas seulement un parfum qu’elle cherche, c’est aussi une certaine idée qu’elle a d’elle-même, ce qu’elle pense être ou ce qu’elle aimerait être. Ce parfum évoque pour la femme une idée de la liberté et de la perfection, tout comme en 1921, quand les femmes y reconnaissent le vent de la modernité.

Malgré sa gloire, le N°5 ne se banalise pas et garde tout son mystère. La violence du N°5 fut voulue par Gabrielle Chanel pour exprimer son désir d’un monde plus sensuel et plus vrai. Depuis, les femmes savent qu’il leur faut porter le N°5 partout où elles souhaitent être embrassées.

Gabrielle Chanel leur a enseigné tout un style, celui de la modernité, celui de l’indémodable, celui de l’accord entre le corps des femmes et leur envie de séduire.

Ainsi, devenu plus qu’une légende, le N°5 est un mythe vivant, une construction de l’imaginaire collectif, un support intemporel et universel de rêve qui cristallise les désirs. Le N°5 est un parfum opulent, qui parle de luxe et d’élégance avec une audace en rupture avec les codes traditionnels.

https://www.youtube.com/watch?v=8asRWe5XNw8

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Mes indispensables beauté de Bourjois

 

Quant il s’agit du maquillage, de tous les jours je privilégie les produits simples, de bonne qualité, avec un résultat « naturel » et si possible à petits prix. Bourjois est la marque qui répond à toutes mes attentes, car elle est accessible à toutes les bourses  tout en gardant l’image de l’élégance à la française depuis 1863.

Voici donc la liste de mes produits  qui ne quittent pas ma trousse de maquillage depuis longtemps, car je les apprécie autant pour leur qualité que pour leur prix très accessibles. Leur nom est aussi déjà tout un programme d’optimisme et de bonne humeur !

En premier lieu, je corrige mon teint:

  • j’applique la base sérum matifié « Happy light » (13€95) anti brillance sur la zone T pour matifier un peu ma peau les jours où les glandes sébacées s’affolenthappy-light-serum-mat-fr_1_1
  • je camoufle rougeurs, cernes et petits boutons avec l’anti-cernes ultra unifiant de la gamme « Happy light » (utilisé avec un pinceau, je le préfère au fond de teint qui, selon moi, peut faire « effet plâtre ») (10€55)anticernes_happy_light_ivoire_21

 

 

Puis je travaille mon regard 

  • ucontour-clubbing-waterproof_55_1n coup de khôl noir « contour clubbing » en dessous des cils pour les densifier par effet d’optique (je n’ai pas une frange très fournie et ils sont châtains clairs) (8€55)
  • et enfin un coup du mascara « Beauty’full volume mascara Dark khôl » pour agrandir le regard, après un coup de recourbe cils. même si en soirée, j’utilise le mascara « faux cils papillons » de l’Oréal Paris, j’utilise celui là le jour pour un rendu plus naturel. Et en plus il a une bonne tenue. (10€95)masc_darkkhol_open_closed_web_500

Voilà je suis prête pour aller en cours en moins de dix minutes chrono !

ral_edition_12h_ouvert_31_1 J’aime aussi rajouter un petit coup d’éclat sur mes lèvres pour sortir prendre un verre avec le rouge à lèvres «Rouge Edition » teinte 21 (12€95). Et cet été je n’ai pas quitté le «Color Boost » teinte 05 qui mettait en valeur mon hâle. (11€50)

Bref, pour moi Bourjois est la marque idéal pour un maquillage aussi bien de tous les jours que pour les grandes occasions,  avec un budget d’étudiante ! Bourjois avec un J comme joie !

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La rentrée manucure par Chanel

Cette rubrique est nouvelle et je suis ravie d’accueillir Aliénor sur mon blog avec la jeunesse de ses 20 ans, son enthousiasme de beauty addict et ses bonnes idées. Etudiante à Néoma (Rouen), elle testera les nouveautés maquillage et parfums et partagera avec vous ses coups de coeur.

IMG_0822 Ah la rentrée … Synonyme pour beaucoup d’entre nous de nostalgie d’instants ensoleillés, apéro et farniente, elle reste cependant le moment de découvrir les nouveautés concoctées par nos marques préférées pour repartir de bon pieds.. Et aussi de bonnes mains ! Oui, mon coup de coeur de la rentrée beauté est le kit de manucure proposé par Chanel, qui rassemble les essentiels pour un résultat digne des plus confirmées ! Il est ainsi composé:

  • d’un dissolvant doux ( la douceur est autant sur la sensation de ne pas dissoudre son ongle que sur l’odeur, qui pour une fois, ne tue pas notre odorat) IMG_0862
  • de bâtonnets repousse cuticules (adieu les cure-dents! si, si on l’a TOUTES au moins fait une fois)
  • de limes à ongles
  • de sépare orteils
  • d’un polissoir
  • d’une base et nail lacquer

et enfin le plus important, de nouveaux vernis: trois coloris étaient présents dans le kit

  • le rouge flamboyant, très « femme fatale »
  • le  laque rouge , plus « femme élégante »IMG_0863
  • et le charivari, un mauve très subtil qui donne du peps à n’importe quel ensemble 

 

 

 

 

IMG_0824Ce kit est vraiment un beau cadeau de rentrée car non seulement il nous présente les nouvelles couleurs Chanel (qui sont toujours un régal pour les yeux) mais il nous donne envie de nous mettre à réaliser de vraies belles manucures, ce qui change de celles que l’on fait généralement vite fait entre deux RDV. Désormais on aura plus aucunes excuses pour nous y mettre vraiment, surtout qu’avoir des mains et des pieds griffés Chanel, c’est vraiment la classe non ?

Bonne rentrée manucurée !

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L’Orpheline de Serge Lutens

La dernière création de Serge Lutens s’inspire de la cendre.

Entre feu et poussière, fumigations montant photoau ciel et cimetière, l’auteur-parfumeur nous conte une histoire issue de ses entrailles, de son enfance la plus intime. Face cachée d’un passé douloureux, ce parfum révèle, sans apitoiement mais violence contenue, le cri d’un enfant, la douleur sourde d’un abandon sans mots mais enfoui sous des maux silencieux.

Comment s’en échapper, sinon par la création ? comment la dépasser si ce n’est pas l’élévation ?

L’encens et les muscs sont là pour lui tendre à la fois un escalier vers le ciel et le réconfort duveteux, qui a si cruellement manqué à l’enfant, à la part orpheline.

sl-lutens Devant tant de douleur, je m’incline devant l’artiste et lui laisse la parole libératrice et plus encore salvatrice.

1) Encore une fille !

Oui, si je considère qu’elle est la part abandonnée de moi-même. Enfant, j’ai coupé le monde en deux. D’un côté, La vaincue – pas la perdante ! – et plus précisément ce qui germait en elle et qu’en moi, je levais ; et de l’autre, Le vainqueur.

Pour un enfant, le monde se résume à trois personnes : lui-même, sa mère et son père. Sans que tous effectuent un choix aussi tranché que le mien, chacun en sera dépendant sa vie durant.

2) Votre choix s’est porté sur la mère ?

Pas la mère, sa blessure ; je la portais. C’est incontestablement une identification.

Comme tout un chacun, ma vie se doit au hasard. Celui fameux du coup de dés m’apparait exemplaire – c’est un sacré numéro – c’est lui qui nous conduit là où nous devions naître ou ne pas être. Je ne reprendrais pas les épisodes signifiants de ma destinée mais, entre ce qui était et mon ressenti, la différence était majeure. Cependant, l’enfant est le voyant : il devine. Puisque j’accordais à la blessure toutes les qualités du féminin, elle m’adouba.

3) A partir de ce temps, faut-il comprendre que le masculin fut nié en vous ?

De ce que par mes yeux il imposait d’officiel : l’armée, l’autorité, le pouvoir, l’ordre, le moralisme, oui. J’étais en guerre avec le Mâle : le mal. Attendu que dès ce moment, je m’invente une femme et nous mets au jour, c’est le baptême du sang.

4) Revenons à l’orpheline. Est-ce vous ?

Non, originellement, c’était une terre vierge, elle m’attirait mais je ne m’y reconnaissais pas ; ce territoire que je me refusais était celui des hommes. Ma mère, elle, était la colère et moi, son fils, sa vengeance.

5) Et le père, où est-il ?

Le père est l’ennemi déclaré. J’étais la haine sur Terre, sur Père.

De la mère, j’étais la figure proue et du père, l’assassin. La plaie ne se refermait pas. Je pouvais m’aveugler mais je voyais : le père était immortel. De lui je gardais le féminin qu’il reniait.

6) Comment avez-vous retrouvé la route du parfum en ce labyrinthe ?

C’est la mémoire, le pardon et de sorte, ce qu’aujourd’hui, il pourrait en subsister : de la poussière. Elle est non seulement au féminin mais n’a pas de pluriel. De ma vie, elle est le sillage, ce qu’il reste quand tout a disparu. Elle est l’invisible qui, voile après voile, là où on l’oublie, se décline en tous gris.

Serge Lutens

L’Orpheline. 50 ml – 99 euros

Disponible à partir du 1er juillet, au Palais Royal – Serge Lutens

A partir d’octobre 2014, dans les point de vente les plus prestigieux.

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