La croisière Chanel s’amuse !

 

IMG_1346 Pour son défilé croisière, Chanel nous embarque sur les bords de la Riviera, havre de paix méditerranéen si cher à Gabrielle Chanel. Afin de sublimer notre hâle et être assortie à l’azur du ciel et de la mer, la maison nous propose une gamme complète pour être la beauté de l’été.

La routine beauté pour le teint s’allège pour se résumer par une « Lumière d’été » (sculptée en camélia, so Chanel), suffisant pour illuminer notre peau ensoleillée, et garantir toujours plus d’éclat.

IMG_1349 Les yeux se contenteront de stylos Eyeshadow, agréable à la fois pour sa simplicité d’application mais aussi pour sa formule hautement concentrée en eau qui rafraîchit instantanément nos paupières asséchées. Les couleurs, éclatantes et longues tenues, se raccordent au thème méditerranéen grâce à des nuances azures, dorées, violettes et roses poudre. Nos yeux seront parés pour les soirées de plage !

Les lèvres auront le choix entre les rouges « coco shine » et les gloss « lèvres scintillantes » pour nous assurer un sourire sensuel. Les rouges coco, très appréciables pour leur hydratation, se fondent dans des teintes discrètes mais scintillantes roses et brunes . Les «  lèvres scintillantes » nous offrent des couleurs plus pétillantes avec un « Rose paradis » intense et « Allegria », rouge puissant.

IMG_1347 Mais les stars de cet été seront nos ongles ! Chanel nous propose 4 couleurs audacieuses qui habilleront nos mains et pieds bronzés dans le décors de la Riviera. «  Terrana « est un brun chocolat aux reflets rosés (parfait pour sublimer des sandales), « Coquelicot » un rouge vermillon absolument magnifique «(mon coup de cœur ! à adopter pieds et mains assortis), « Lavanda », un violet vif assez surprenant, et enfin « Méditerranéen », qui, sans surprise, évoque le bleu azur de la mer.

IMG_1350 Grâce au maquillage de la collection croisière, soyez prêtes à vivre un été méditerranée où que vous soyez !

Et pour celles qui sont tombées sous le charme de la tendance nude (c’est à dire un maquillage naturel mais travaillé), la désormais ligne culte « Les Beiges » de Chanel s’enrichit de baumes à lèvres légèrement teintés et de poudres « marinières » qui sublime le teint sans le couvrir. Associé à un blush en stick, notre teint joue avec les effets des beaux jours, et ce même caché dans des bureaux.

La ligne est toujours incarnée par la sublime Giselle Bünchen, dont la beauté éclatante naturelle nous donne envie.

Chanel nous offre les moyens de sublimer notre naturel, un luxe désormais accessible !

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Le Jardin de Monsieur Li

Cinquième Parfum-Jardin de la collection, Le Jardin de Monsieur Li nous transporte hors des tourments du monde . Jean-Claude Ellena  s’envola cette fois vers la Chine, ce pays où l’on proclame : “La vie débute le jour où l’on commence un jardin”. Il  y visita des jardins pour n’en rapporter qu’un seul, le sien. Inspiré par la force symbolique de tous les jardins chinois, il le composa en alternant massif de jasmins et bambous, poivriers et roses, feuilles et citrons. Des odeurs de bassins et de pierres mouillées ponctuent cette envolée olfactive, où le jasmin est roi.

Plante originaire des vallées de l’Himalaya, le jasmin tire son nom du mot arabe yasamin. Cet arbuste de la famille des oléacées, dont les fleurs d’un blanc nacré s’épanouissent entre juin et septembre, compte environ deux cents espèces, dont deux seulement sont utilisées en parfumerie depuis toujours, puisque les Egyptiens de l’Antiquité faisaient macérer des fleurs de jasmin dans de l’huile, tout comme le lys ou le lotus. Dans la Chine ancienne, le jasmin était le symbole du beau sexe et de sa douceur. La Chine deviendra au XVIIIème siècle le principal producteur de jasmin. La Chine possède une vraie culture des odeurs et  comme tous les actes de la vie, même les relations amoureuses, entraient depuis l’Antiquité dans le cadre de la systématique taoïste, le parfum y a gardé sa vocation d’union entre l’homme et la femme que rites et tabous séparaient. En dehors du mariage, les hommes et les femmes étaient séparés. La femme chinoise, a en effet, depuis son enfance un sachet de parfum attitré, le Hin, qui la personnalisait et constitué d’un mélange de plantes sacrées, dont l’armoise et l’orchidée, symbolisant les fiançailles.

Le rituel de rencontres entre mari et femmes impliquait le parfum. Lorsqu’une femme allait voir son mari, elle devait jeûner, se rincer la bouche, mettre des vêtements d’amour, se peigner et relever les cheveux, et surtout ne pas oublier d’attacher à sa ceinture le sachet de parfum. Il y avait six types d’encens : tranquille, reclus, luxueux, esthétique, raffiné, noble qui était harmonisé avec différentes fleurs[1]. Les premières fragrances chinoises, sous forme de pastilles, s’avalaient pour parfumer le corps.


[1] Georges Métailié, « Fragrances dans la Chine médiévale ». p. 120 et Danièle Elisseeff, « Le parfum en Chine », p. 282-284, in Une histoire mondiale du parfum, op. cit. 

 Le Jardin de Monsieur Li , très jolie flânerie, est un composé d’odeurs et de souvenirs, qui   se fait aussi identitaire, incarnant des valeurs fortes et immortelles. Un fleuve de douceur et de sérénité, à l’image de celui d’encre, qui ondule et ceint l’étui. Cette oeuvre est réalisée par l’artiste chinois Li Xin. Tandis qu’en écho à la nature et à la tradition, un jaune impérial traversé de vert cru, acide, anisé, illumine le flacons.

Disponible depuis mars 2015 dans les grands magasins et les parfumeries agréées, sans oublier les magasins Hermès.

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Les Parfums Hermès

 

“Ne nous remerciez pas ! nous ne faisons que faire naître des produits, c’est vous qui les faîtes vivre !” Le fondateur de la célèbre maison, Thierry Hermès (1801-1878) était un artisan harnacheur fabricant de selles. Il se fit connaître par la qualité de ses productions. D’origine allemande, c’est à Paris qu’il s’installe en 1837, dans le quartier de la Madeleine. À la mort de son père, Charles-Emile Hermès reprend les rênes de la maison et dessine le premier sac en cuir, « haut à courroies », ancêtre du « Kelly ».

Ses fils Adolphe et Emile-Maurice s’associent avec lui en 1902 et développent les activités d’exportation et les contacts avec les grands carrossiers. Après la première guerre mondiale, leurs activités s’étendent, et s’adaptent aux activités modernes. À partir de 1922, Emile-Maurice est seul à la tête de la maison, et devant la montée inexorable de l’automobile, diversifie la production et se met à fabriquer des articles de maroquinerie, comme des portefeuilles ou des sacs, et il se lance dans la ganterie et la couture. C’est la soie utilisée pour les casaques des jockeys qui inspire le fameux foulard. Puis ses gendres reprennent le flambeau : Robert Dumas et Jean Guerrand sortent le premier parfum de la maison, Eau d’Hermès, en 1951.

Les parfums d’Hermès ont cherché, dans les années 1960, à rappeler la spécialité originelle de la maison, la sellerie. Sortent Calèche (1961), Équipage (1970) et Amazone (1974). En 1978, Jean-Louis Dumas-Hermès s’installe à la tête de l’entreprise, et entreprend alors de la redynamiser. Il relance la soie, le cuir, le prêt-à-porter et l’horlogerie. Hermès est divisé en trois branches, Hermès sellier, La montre Hermès et Hermès Parfums. Depuis 2004, Jean-Claude Ellena est le nez de la marque, créant des parfums tels que Terre d’Hermès (2006), Kelly-Hermès (2007), Un Jardin après la Mousson (2008), Vanille Galante (2009), Voyage d’Hermès en 2010, Jour (2012) créé par Jean-Claude Ellena, qui s’est inspirée de la lumière du jour pour construire cette nouvelle histoire au féminin. « La lumière est belle quand elle incite l’imaginaire à construire » selon les mots du créateur.

Inspiré par les thèmes annuels d’Hermès, le parfumeur, Jean-Claude Ellena a créé, au gré de ses promenades olfactives, des Parfums-Jardins qui esquissent une nouvelle géographie sensorielle et forment une trilogie sous le signe de l’eau. La toute première escapade se traduit donc dès 2003 par la création d’Un Jardin en Méditerranée. Imaginé comme une aquarelle, le parfum s’inspire du jardin tunisien de Leïla Menchari (directrice de la décoration d’Hermès). Tel un carnet de voyage, il évoque cet univers d’ombre, d’eau et de lumière, sur le thème d’un figuier mâtiné d’agrumes méditerranéens. « La fragrance privilégie l’effet végétal de la feuille de figuier froissée et la fraîcheur amère acidulée d’un zeste orangé sur une structure boisée, aérée par les notes florales légères de l’hédione (une composante du jasmin). Intensités et proportions s’équilibrent pour mieux restituer l’odeur de ce figuier, signe et symbole de la Méditerranée. » Avec Un Jardin sur le Nil composé en 2005, Jean-Claude Ellena inscrit une deuxième destination à son carnet de voyage impressionniste. Une balade dans les îles-jardins du Nil à Assouan est le point de départ de ce nouveau vagabondage olfactif. Mangue verte, lotus, encens, calamus et bois de sycomore sont au cœur de cette ode rafraîchissante. « Sur le chemin du retour d’Égypte, je relis mes notes et griffonne une courte recette composée de parcelles d’odeurs qui se juxtaposent, le parfum a pris tournure dans ma tête. Il me restera à lui donner une forme où tout est dévoilé : à la fois légère et présente, vive et généreuse, comme un écho à ces jardins qui bordent le Nil. » En 2008, Un Jardin après la Mousson explore cette fois les facettes d’une Inde inattendue, lorsque la mousson rend à la terre ce que le soleil lui a pris et chasse le souffle brûlant de la sécheresse. Une renaissance de la nature saisie au Kerala, dans un univers gorgé d’eau. « Le déluge a cessé. Les nuages noirs ont laissé place à un bleu calme et serein. Les canaux sont devenus miroirs. L’air suffocant s’est fait parfum. Je sors mon nez. Le grand jardin respire. Les arbres se redressent. Les feuilles reverdissent. L’herbe se trémousse. De jeunes pousses apparaissent. L’odeur renaît, vive, claire, mouillée. C’est ce jardin accueillant que j’ai mis en flacon ». Gingembre, cardamome, coriandre, poivre et vétiver participent, loin des idées préconçues, à cette nouvelle expression olfactive de l’Inde.

A suivre le 20 mars : Le Jardin de Monsieur Li disponible depuis février 2015

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Un printemps fleuri chez Chanel

 

ChanelHC-PE15-RominaShama19 Traditionnellement, le printemps nous évoque le réveil de la nature après l’hiver, les fleurs, une douceur de vivre… Quitte à ne pas jouer la carte de l’originalité, Chanel nous embarque pour son défilé haute couture printemps-été 2015 dans un univers fleuri et coloré de serre tropicale.

ChanelHC-PE15-RominaShama38 Les looks beautés rehaussent l’univers délicat floral évoqué par les robes, en adoptant un maquillage frais, lumineux où le teint et la bouche sont mis en valeur, les yeux étant délicatement caché par une voilette (remise à jour d’un accessoire so vintage) .

L’esprit frais du printemps se retrouvait dans le teint lumineux, frais mais travaillé grâce au fond de teint Vitalumière Aqua et la poudre Les Beiges (les deux désormais cultes). Les yeux étaient juste travaillé à l’aide du mascara « Le Volume » Waterproof (associé à un recourbe cil, LE geste à adopter chez soi pour un résultat optimal), du crayon Khôl « clair » (N°69), et d’un crayon à sourcils.

ChanelHC-PE15-RominaShama42 Le détail marquant du look beauté était la bouche, colorée vivement et évoquant sans doute les pétales de fleurs. La gamme Rouge Coco (très agréable à porter car hydratante) s’élargie de plusieurs teintes dont « Arthur », en référence au grand amour de Gabrielle Chanel, Arthur Capel, disponibles à partir de mars 2015.

RC 440 ARTHUR Chanel régale notre printemps avec la sortie de la gamme « les Intemporels » comprenant une magnifique palette pour les yeux, représentant le célèbre matelassé et les chaînes si chères aux sacs de la maison. La palette est pensée pour la nuit comme pour le jour en proposant un noir mat indispensable pour souligner le regard, des nuances prunes et vertes à poser en aplat et un blanc argenté pour éclairer notre regard.

MA2014_22_0029 Le vernis « Intemporel » rappelle le métal des chaînes du sac « Mademoiselle » et habillera nos ongles de sa teinte argentée scintillante.

Il ne reste plus qu’à attendre patiemment la fin de l’hiver et la sortie de ces merveilleuses beautés pour accueillir la nouvelle saison ! Que vive le Printemps Chanel !

Backstage Défilé CHANEL Haute Couture Printemps-Eté 2015

Maquillage CHANEL

© CHANEL 2015

Photos Romina Shama

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Moments de bain Coco mademoiselle

 

Depuis sa création en 2001, l’oriental frais Coco Mademoiselle séduit les femmes en quête de sensualité, d’audace mais aussi d’élégance. Offrant une composition au caractère affirmé d’une étonnante fraîcheur et d’une modernité absolue, il est devenu l’accessoire de séduction incontournable de nombreuses femmes d’aujourd’hui ( à commencer par moi-même !). Afin d’ajouter une étape dans la routine beauté/séduction, mais aussi pour satisfaire notre addiction à cette senteur enivrante, Chanel complète en 2014 sa ligne de bain Coco Mademoiselle (ndlr: le gel douche et la crème hydratante existent depuis 2010) avec le lancement de la mousse de parfum pour le bain et du gommage doux pour le corps.

N’en déplaise aux écologistes purs et durs, le moment du bain reste un moment de bonheur et de détente qu’il serait dommage de sacrifier (il est toutefois préférable que cela reste occasionnel, pour le respect de la planète et pour garder le plaisir intacte). J’ai donc retrouvé la « magie » enfantine du bain moussant grâce à la mousse de parfum: au contact de l’eau, sa texture fluide se transforme en une mousse fine, abondante, douce (elle n’agresse pas du tout la peau, bien au contraire!) et délicatement parfumée. On en ressort la peau assouplie et délicatement parfumée de notre parfum préféré.

Le gommage doux pour le corps détonne par sa possibilité de deux textures, selon les besoins:

- sur une peau humide, la texture crémeuse se transforme en lait

- sur peau sèche, en gommage classique

Ce double usage est assez surprenant (je ne l’avais pas compris au début !) mais le résultat et bluffant, et on garde sur notre peau adoucie l’odeur délicate de Coco.

Un rituel parfumé et beauté, qui satisfera toutes les addicts de Coco Mademoiselle… ou en convertira d’autres !

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La collection des Essences d’Elie Saab

clip_image002[4]Le jour était enfin arrivé, celui de découvrir dans la boutique Elie Saab la nouvelle collection exclusive des Essences. Sur le Rond- Point des Champs-Elysées, j’entre dans la boutique Elie Saab et je me retrouve dans un havre de paix. Je vais vivre une invitation au voyage vers un pays rêvé, où les femmes sont reines, magnifiées par la vision d’un créateur, qui sait les aimer et les respecter.

image La boutique est vaste, infinie dans ses lignes droites et pures. La clarté des lieux en accentue davantage encore l’épure. Le monochrome de marbre beige, propre à la Maison, est ponctuée des couleurs dégradées des créations d’Elie Saab. L’œil du créateur est dans chaque détail, afin de toucher au plus près l’excellence. Sa vision est flamboyante. L’élégance suprême nait de ce raffinement qui mêle couleur et lumière, volume et transparence. Le savoir-faire et l’expertise de cette belle Maison de couture, qui se partagent entre Paris, Beyrouth et Genève, se devinent aisément et m’enchantent. Une impression de transparence unique s’en dégage. J’aime l’aspect poudré et la fluidité des robes, toutes en mouvements gracieux, en ondulation lente. Chaque accessoire, sacs, minaudières, gants, chaussures, étoles de fourrure, bijoux participent à cet univers de féérie douce.

ll  eimagest temps à présent de découvrir la collection des essences. Mes sens sont éveillés, mes narines en alerte. Le cérémonial peut commencer, précieux et délicat, emprunté au monde confidentiel de la Haute-Joaillerie. La conseillère de vente avertie me raconte l’histoire de cette collection d’essences, tout en enfilant ses gants avant de toucher les flacons. Cette dimension précieuse n’est pas inaccessible. Les quatre flacons de verre épais, facetté et cristallin, laissent découvrir la couleur de chaque fragrance. Le bouchon noir laqué brille, semblable à de la belle bakélite. Aimanté, il claque quand on le referme sur le flacon et fait contraste avec l’étiquette mate. Un chic que l’on retrouve dans la couture Elie Saab également. Les matières premières les plus nobles ont été sélectionnées, travaillées en superposition pour créer du volume et de la texture. L’impatience me gagne de découvrir cette collection exclusive d’essences, qui incarnent l’âme du monde parfumé d’Elie Saab. Je parcours rapidement tout d’abord chacune d’entre elles, juste assez pour sentir les formules précises, denses et bien texturées. Tant de volume et de transparence à la fois ! Il est temps de les essayer une à une, d’entrer dans la matière comme on revêt une robe. Délicatement, je les ajuste sur ma peau afin de les sentir et mieux encore les ressentir.

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La rose se présente à moi en premier, voluptueuse, enveloppante. Je visualise une robe fluide tout en voiles, qui épouse les formes du corps. Un souffle de roses, poudrées, mauves, aux reflets bleus jusqu’à la profondeur. Dans une douceur exquise, la rose de mai et de Damas s’allient et se dégradent dans une note de violette, savoureuse, ponctuée de vanille et de cèdre. C’est une divine esquisse de fleurs fraîches, cueillies à la main, dont je sens le velouté des pétales caresser ma peau.

Dans une douceur nacrée, le gardénia se profile en hommage à l’art du trompe l’œil olfactif. Cette fleur blanche et charnue, au feuillage vert dense est pourtant muette. Elle ne livre rien de son flegme olfactif, dont il faut reconstituer la senteur dans un parfum. Cette essence est une sculpture, basée sur la dualité d’un bois crémeux et d’ une tendresse florale, aux accents verts et blancs. Un sillage élégant ciselé de jasmin sambac d’Egypte, de beurre d’iris et de santal. J’imagine une robe blanche, sur laquelle seraient posées des fleurs en tissu, rehaussées de perles et de broderies. Cette senteur est une dentelle, qui vous couvre en apesanteur.

L’éclat radieux de l’ambre m’illumine l’odorat et m’enlumine le cœur. Cet accord mythique de la parfumerie né en Orient, aime la chaleur de la peau et la douceur des étoffes les plus précieuses. Sa lumière vient de la profondeur, d’où surgit une robe brodée de cristaux, irradiante, dégageant les épaules dans un décolleté éblouissant. Les matières légendaires de la parfumerie en ourlent tous les contours : vanille, opoponax et patchouli resplendissent. Le santal à la fois sec et lacté devient éblouissant. Cette essence est une harmonie de notes sensuelles, qui m’enrobe et m’entraîne dans une valse étourdissante. Cette ivresse des sens est tellement agréable, que je n’arrive pas à la quitter.

image C’est au tour du Oud de me jouer avec virtuosité sa variation autour du noir. Ses volumes sont puissants, les textures sont métissées, juxtaposée et étirées pour dessiner une silhouette architecturée et androgyne. C’est un smoking olfactif à même la peau, qui joue de ses nuances intrigantes pour créer le mystère. Le poivre noir ouvre la marche, suivi par les courbes onctueuses du benjoin. Bois d’agar et vétiver achève cette ode à la profondeur, à la sensorialité absolue qui ne souffre aucun compromis avec soi-même.

Quelle essence choisir alors que je ne veux renoncer à aucune ! Les combiner entre elles ? Une note de fleurs et une note de peau ? La boîte cadeau se prépare et le papier de soie se froisse à l’intérieur. Une foultitude de détails pensés et délicats achève le cérémonial avant que l’on vous propose de vous parfumer. Par un geste ample, on me trace un sillage en forme de S, comme Elie Saab et je garde sur moi cette fine pluie de gouttelettes odorantes comme autant de paillettes d’or, qui restent les témoins de ce rêve de princesse, qui s’achève mais se prolonge au travers de cette collection exclusive des essences Elie Saab. Je suis comme Cendrillon, il me reste une pantoufle de vair, mon précieux flacon !

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The one that I want – Nouveau film Chanel numéro 5

 

« On n’entretient pas le N°5 comme une danseuse, on l’entretient comme une reine » soulignait Jaques Helleu ( NDLR : ancien directeur artistique des parfums Chanel, décédé en 2007). En effet, les nombreuses égéries du parfum mythique – de Gabrielle Chanel herself à Brad Pitt- ont toujours été judicieusement choisies. La volonté première de Jacques Helleu était que les plus belles femmes du monde incarnent le parfum à travers un film publicitaire scénarisé, signé par les grands noms du cinéma ou de la photographie.

En octobre 2014, Chanel nous dévoile son nouveau film signé par Baz Luhrmann, qui avait réalisé celui avec la magnifique Nicole Kidman il y a 10 ans, et qui met à présent en scène le Top Model le plus banckable du monde, Gisele Bünchen. La Brésilienne mène sa carrière et sa vie de famille de front, n’hésitant pas à poster une photo d’elle allaitant sa fille sur un shooting. A 34 ans, elle reste la top model la mieux payée depuis 2002 (114 millions d’euros cette année). Une vraie performance ! Pour le réalisateur, l’objectif de cette nouvelle campagne était de monter en quoi la femme N°5, sous les traits de Gisele Bündchen, avait évolué sur une décennie.

4c8df86c27_Gisele-Bundchen-para-Chanel-N-5-fashion-film-Fashionclick L’action se passe entre New-York, dans un cabaret où le chanteur Lo-fang interprète sa reprise très soul de « You’re the one that I want », et une somptueuse villa de bord de mer située à Montauk (côte est des Etats-Unis, même si pour des questions esthétiques, les prises de vues de surf ont été effectuées aux îles Fidji) Giselle se glisse dans la peau d’une femme sportive (la première scène la montre en train de surfer dans une combinaison siglé Chanel) active (mannequin) et mère de famille dont la vie se voit perturber par le départ de son homme. Dès lors, elle va chercher à le reconquérir et quitte même une séance photo pour le revoir dans le cabaret new-yorkais et échanger un baiser de cinéma lors de la scène finale.

Même si certains côtés de la femme « moderne » ie mère de famille mais active et sportive sont montrés et prêtent à sourire tant ils sont idéalisés, on reste dans la trame classique de la publicité de parfums avec des décors à couper le souffle, des costumes somptueux issus de la collection croisière 2014 Paris-Dubaï et une égérie plus belle que jamais. Chanel nous présente 3 min de bonheur, de rêve et réussit le coup de maître de réinventer l’histoire de son parfums best-seller depuis 1921.

On remarques aussi l’évolution de la femme numéro 5, et de la femme Chanel en elle-même, qui devint une femme du « nouveau monde » (mondialisation oblige ?), caractérisée par son côté terre-à-terre, ambitieuse, sportive mais mère de famille. On y délaisse l’image de la femme européenne très romantique campée par Nicole Kidman, australienne certes mais qui joue la carte du Moulin Rouge. Ici, Giselle Bünchen se bat pour retrouver, reconquérir son mari à New-York.

On ne se lasse pas ni de la beauté des images, ni de celle de la bande originale.

Aujourd’hui encore, quand une femme achète Chanel N°5, ce n’est pas seulement un parfum qu’elle cherche, c’est aussi une certaine idée qu’elle a d’elle-même, ce qu’elle pense être ou ce qu’elle aimerait être. Ce parfum évoque pour la femme une idée de la liberté et de la perfection, tout comme en 1921, quand les femmes y reconnaissent le vent de la modernité.

Malgré sa gloire, le N°5 ne se banalise pas et garde tout son mystère. La violence du N°5 fut voulue par Gabrielle Chanel pour exprimer son désir d’un monde plus sensuel et plus vrai. Depuis, les femmes savent qu’il leur faut porter le N°5 partout où elles souhaitent être embrassées.

Gabrielle Chanel leur a enseigné tout un style, celui de la modernité, celui de l’indémodable, celui de l’accord entre le corps des femmes et leur envie de séduire.

Ainsi, devenu plus qu’une légende, le N°5 est un mythe vivant, une construction de l’imaginaire collectif, un support intemporel et universel de rêve qui cristallise les désirs. Le N°5 est un parfum opulent, qui parle de luxe et d’élégance avec une audace en rupture avec les codes traditionnels.

https://www.youtube.com/watch?v=8asRWe5XNw8

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