Les révolutions de Marie-Antoinette dans la mode et le parfum

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Reine de la mode et Reine-Bergère, frivole et digne, insouciante jeune femme dansant sur un volcan, reine en pleine lumière recherchant l’ombre, Femme enfant. Tant de contrastes sont présents dans les portraits que l’on fait de la Reine Marie-Antoinette. La reine semble être une femme multiple, possédant une audace émotionnelle, qui en fait l’ange exterminateur de cette société de cour versaillaise et décadente. Elle tient à moderniser le protocole. Elle a cette quête du naturel, dont la grandeur va avec lja simplicité. Qu’en est-il de cette jeune reine qui donne le ton devenue dans l’opinion cette louve d’Autriche avide de dépenses et de luxure ? Comment les petites révolutions de la Reine Marie-Antoinette dans la mode, en apparence futiles, ont eu des répercussions  importantes sur l’ordre social du pays ? 

Reine de France et de la mode :

Une archiduchesse d’Autriche née le 2 novembre 1755 arrive en France : elle a 14 ans ½ et elle ne verra plus jamais ses parents. Elle s’appelle Marie-Antoinette. Dans le Mercure de France, on peut lire qu’elle « a l’odeur du Printemps » et qu’elle est accueillie triomphalement par le peuple français. On loue sa beauté, sa grâce naturelle et son envie de plaire. Le 16 mai 1770, dans la chapelle royale de Versailles, l’archiduchesse d’Autriche est unie à l’héritier du Trône de France, le futur Louis XVI. Il s’agit d’un mariage politique qui scelle l’alliance de deux Etats jusqu’alors ennemis. Mais à son arrivée à Paris, elle entend cette déclaration : « Madame, vous avez là 200.000 amoureux ! ».

Une formidable égérie Le parfumeur Jean-Louis Fargeon pense, comme beaucoup de ses contemporains, qu’elle pourrait être une égérie formidable, capable de relever le commerce de la France. Les marchands suivant la cour imaginaient mille choses pour flatter cette jeune Dauphien dont la beauté charme ceux qui la croise. « Elle avait ce qui vaut mieux sur le Trône que la beauté parfaite, la figure d’une reine de France, même dans les instants où elle cherchait à ne plus paraître qu’une jolie femme ». Lorsqu’elle arrive à 14 ans en France, le roi Louis XV qui en a 59 apprécie sa fraîcheur, son teint de rose, sa démarche gracieuse et son port aristocratique. Louis XVI manifeste plus difficilement son admiration et son amour, préférant les plaisirs de la chasse. Ses charmes personnels consistaient disait-t-on dans son air de dignité, dans la noblesse de sa taille, la grâce de son maintien. On note aussi son teint éblouissant, les yeux bleus sans être fades, qui jouent avec une vivacité pleine d ‘esprit. Elle avait le front beau, la forme du visage d’un ovale agréable mais un peu allongé, les sourcils aussi bien formés qu’une blonde peut les avoir. Son nez est aquilin, un peu effilé par le bout, sa bouche petite, ses lèvres épaisses surtout l’inférieure, appelée lèvre autrichienne. La blancheur de son teint est éblouissante et elle a des couleurs naturelles qui peuvent dispenser de mettre du rouge. Elle a aussi l’harmonie d’un corps bien fait, la splendeur d’un « cou grec » et une sveltesse incomparable. Les éloges sont nombreux 

Les petites révolutions de Marie-Antoinette : 

La reine devint vite la reine de la mode et faisait vendre dans les boutiques. On disait que la Reine avait hérité le tempérament léger de son père François, duc de Lorraine et né à Nancy. La Reine se mit à lancer les modes et la jeune mais ambitieuse modiste Rose Bertin en profitait largement. Cette picarde née dans une famille de paysans avait fait du chemin depuis qu’elle était entrée à 12 ans au Trait Galant chez Mademoiselle Pagelle, marchande de modes, comme « saute – ruisseau », chargée de livrer les robes, dans leur étui de coutil, aux dames de qualité. La princesse de Conti était à l’origine de sa prodigieuse ascension et Rose Bertin put fonder la maison de modes « Au grand Mogol », rue Saint-Honoré. Un magasin de modes était un magasin de luxe,dans lequel on trouvait des ouvrages tels que bonnets, coiffures, cravates, nœuds, ceintures de prélats, souliers, précieuses pantoufles, manchons ou gants et un assortiment de merceries qui ornaient les carcasse de robe qui étaient préparées mais attendaient d’être parées.

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2 Commentaires

Classé dans Notes de fond

2 réponses à “Les révolutions de Marie-Antoinette dans la mode et le parfum

  1. Bonjour,

    Je suis journaliste pour Newsring, un site de débats lancé sous la direction de Frédéric Taddeï et je vous contacte car je souhaiterais vous proposer de participer à une discussion en ligne sur Marie-Antoinette.

    A l’occasion de la sortie du film de Benoît Jacquot, nous lançons en effet un débat sur Marie-Antoinette pour interroger l’engouement qu’elle suscite.

    Le débat s’intitule : Marie-Antoinette est-elle réellement admirable ?

    J’ai lu votre article sur votre blog et j’aimerais vous proposer de contribuer à cette discussion.

    Pour participer à ce débat, 2 solutions : soit vous vous inscrivez directement sur le site (via Facebook, Google+ ou Linkedin).
    Si vous ne pouvez pas, vous pouvez m’envoyer un texte que je publierai pour vous (+ une photo).

    Un seul argument accompagné de 2 ou 3 paragraphes suffisent pour amorcer le débat, quitte à contribuer de nouveau plus tard. Si vous avez le temps, vous pouvez bien sûr écrire plus.

    Bien à vous,

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