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Portrait d’un électron libre et expert olfactif :Pierre Aulas

Pierr Aulas 1 Excellent communicant, Pierre Aulas respire la passion de son art. Fondateur de Art of Nose, il est directeur artistique olfactif pour les marques, qui font appel à ses services pour développer un parfum, faisant le lien entre la marque et les parfumeurs, qui recevront ses directives. “J’aide à l’accouchement des notes”, dit-il. Depuis six ans, cet artiste dans l’âme a été de tous leurs lancements. Son parcours se dessine hors des sentiers battus et des voies tracées d’avance !

Enfant, il passe ses vacances au coeur de la vallée de la Tarentaise, où sa grand-mère possède une maison familiale depuis des générations. Savoyard et fier de l’être, il y apprend avec sa grand-mère le jardin : « Avant de rentrer dans la parfumerie, je connaissais vraiment les fleurs et leurs odeurs. J’ai toujours aimé ça. Je sais tailler les arbres, à quel moment il faut planter, sarcler, butter les fleurs … Il y avait des jonquilles, des narcisses, des phlox, des soucis, des pivoines, des asters, des rhusses, des roses, des tulipes et une incroyable haie d’hortensias d’un mètre cinquante de haut qui datait de mon arrière-grand-mère.” Bac scientifique en poche, il suit la filière école de commerce et s’inscrit en prépa HEC à Annecy. Il rentre à Sup de Co Dijon, où il monte un gala de fin d’année, qui depuis est devenu une espèce de festival artistique étudiant européen, subventionnée par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Dijon. C’est également à cette même époque que Pierre, profitant des trésors d’un région réputée pour sa gastronomie, commence à prendre des cours de cuisine et va jusqu’à participer deux années d’affilée au Concours Culinaire des Grandes Ecoles. Il y obtiendra la 4ème place du concours sur le thème des poissons et la seconde sur celui des desserts.

 

Il commence le piano à sept ans, entre au Conservatoire, y joue les sonates de Beethoven et les impromptus de Schubert. A 23 ans, il interprète le difficile Stabbat Mater de Poulenc et découvre la puissance phénoménale et les joies intenses de chanter dans un choeur. Ce baryton basse n’a jamais cessé de chanter depuis. Pour Pierre, il existe un réel rapport entre le parfum et la musique ne serait-ce que par le vocabulaire utilisé dans les deux domaines. “En parfumerie, on parle de notes, d’accords et d’harmonie, explique-t-il. Quand je re-sens régulièrement les matières premières, je fais mes gammes. Pour moi un parfum peut être une petite musique ou d’une symphonie. Je me nourris de l’émotion de la musique pour tenter d’obtenir au final des émotions pour le parfum.

Après des stages au marketing de Danone et au sein de l’agence Shining, Pierre décroche son premier travail comme chef de produit dans la filiale française d’une grande société grecque, Famar. Son travail consiste à organiser la sous-traitance de produits cosmétiques pour les marques de distributeurs comme Carrefour, Système U ou Monoprix. Un an après, il se fait débaucher par Carrefour, où on lui confie le développement des produits du rayon hygiène beauté à marque Carrefour. En s’occupant du rayon hygiène-beauté pendant deux ans, il apprend le B.A.-B.A de son métier et depuis la fabrication d’un gel douche ou d’une crème n’a plus de secret pour lui.…A 26 ans, il gère un budget annuel de 450 millions de francs. C’est dans ce contexte que Pierre rencontre pour la premières fois des interlocuteurs du monde du parfum qui viennent lui soumettre des idées pour parfumer ses produits. La société Mane lui propose de rentrer chez eux à Grasse : “J’y ai fait mes gammes pendant six mois. Ma formation s’est déroulée d’une façon très accélérée. Il ne s’agissait pas vraiment d’une formation de parfumeur. De toute façon, on apprend beaucoup avec la pratique et au contact quotidien des nez.” En cinq ans chez Mane, il apprend les ficelles du métier de commercial Body care et réussit à gagner les compétitions de parfumage de quelques belles pour le compte de sa société. Là encore, il se fait repérer. Le géant suisse Firmenich le débauche et lui propose un poste de responsable Grands comptes en parfumerie fine. Il accepte à une seule condition: s’occuper aussi de la marque Thierry Mugler à cause de la fascination qu’Angel exerce sur lui depuis son lancement. Pendant quatre ans, il s’occupe de marques comme Lancôme, Armani, Cacharel, Burberry, Cerruti et Azzaro. De cette époque date sa rencontre avec Vera Strubi. Pierre voue admiration et respect à l’ancienne présidente de Thierry Mugler Parfums avec laquelle il a quasiment travaillé durant dix ans. Il crée sa société Art of Nose sur les conseils de Vera Strubi. Au lieu de vendre les parfums d’une seule société, celle-ci lui recommande de passer du côté client. But de la manoeuvre : mettre en compétition plusieurs nez afin de trouver le meilleur des parfums pour son commanditaire. Son slogan : “Pour que survive la parfumerie continuons à l’ancrer dans le luxe.” Dans sa bouche, cela signifie qu’il ne faut pas oublier qu’un parfum repose sur un travail d’orfèvre et que les marques se doivent de toujours offrir des produits de qualité aux consommateurs. C’est aussi pour cela qu’il crée en janvier 2009 Egofacto, dont je vous avais déjà parlé lors de son lancement. Le claim ressemble à son créateur : EGOFACTO est née de l’envie de créer haut & fort des parfums remarquables. Que l’on reconnaisse, dont on se souvienne, que l’on soit fier de porter.
Pierre Aulas 3 Je vous propose le portrait très atypique d’un « accoucheur de notes ».

  1. Le principal trait de votre caractère ? passionné, déterminé, exigeant, intuitif
  2. Votre rêve de bonheur ? j’ai cessé d’attendre le bonheur pour être heureux
  3. La musique qui vous transporte ? la voix en général, l’opéra en particulier avec un petit faible pour la mort de Thaïs de Massenet avec Renée Fleming ou les 4 derniers leader de Strauss par Jessye Norman
  4. Votre couleur préférée ? la couleur des yeux de ma moitié
  5. Vos héros ou héroïnes dans l’histoire ? ceux qui ont fait avancer l’histoire
  6. Vos héros ou héroïnes dans la fiction ? Rahan, Gaston Lagaffe, les Na’Vis d’Avatar
  7. Vos héros ou héroïnes dans la vie réelle ? je n’en vois malheureusement pas …
  8. Le lieu qui vous ressemble ? mon sac à dos
  9. Un accessoire qui parle de vous et dont vous ne vous séparez pas ? un sachet de mouillettes
  10. Un livre que vous ne quittez pas ? « Les Autres » d’Alice Ferney, les Chroniques du plateau Mont-Royal de Michel Tremblay
  11. Votre peintre préféré ? La toile qui vous emballe ? El Greco pour son avant-gardisme (le christ en croix), Turner pour ses atmosphères, Schiele pour sa réalité crue, Ingres pour ses détails, le « groupe des 7 » canadiens pour leurs paysages enneigés qui me rappelle mes Alpes ….et tant d’autres !
  12. Le plus délicieux moment de la journée ? ça change tous les jours en fonction des évènements !
  13. Votre repas idéal ? un repas partagé
  14. Votre boisson favorite ? les grands crus de Bourgogne rouge. J’ai fait mes études à Dijon et j’ai une maison près de Chablis … ça laisse des traces !
  15. Avez-vous un parfum fétiche ? Féminité du Bois et Alien
  16. La matière première naturelle qui vous inspire le plus ? pas une matière première en particulier. Ce qui m’intéresse c’est leur combinaison, leur choc, leur fusion, leur synergie.
  17. Votre première rencontre avec un parfum ? Au risque d’être un peu banal, celui de ma mère, Coriandre de Jean Couturier.
  18. De quel(s) parfumeur(s) admirez-vous le style ? Annick Ménardo pour sa créativité, Michel Almairac pour sa parfaite maîtrise, Olivier Polge pour ses accords délicats, Olivier Cresp parce qu’Angel continue à me surprendre 17 ans après, Dominique Ropion pour sa précision, Christine Nagel quand elle ne s’adonne pas aux fruités !
  19. Votre palette idéale ? le beau, l’émotionnel, la mémorisable, le différent, l’inattendu
  20. Jean Patou disait: « Ne faites rien de laid, on pourrait vous l’acheter », qu’est-ce que vous en pensez? Qu’est ce que le laid ? tout cela n’est il pas une question de jugement ?
  21. Quelle est votre vision du parfum de demain ? plus qu’une vision, un souhait cher : plus de courage et moins de test !
  22. Votre devise de parfumeur ? des idées, un peu d’inspiration, de technique et beaucoup de travail. J’aime le mot de Dali qui disait qu’il n’y a pas de chef d’œuvre paresseux !
  23. Etat présent de votre esprit ? serein
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AFFINITÉS OLFACTIVES : quand les nez parlent de leur odorat ….

 

Les six nez des maisons de parfums, les plus illustres, questionnent leur sens majeur, l’odorat, et nous racontent leurs addictions et leurs aversions personnelles en termes de senteurs.

Par Elisabeth de Feydeau et Jean-Luc Suchet.

JACQUES POLGE. Chanel.

jacques_polge « Privé de l’odorat, on perd le goût de la vie. Il est en cela le plus vital de nos sens et le plus animal. On sent comme on respire toutes ces odeurs invisibles. Alors que le toucher et la vue sont des perceptions plus conscientes, fondées sur des éléments palpables. L’odorat en revanche est un sens silencieux, où les mots n’ont pas la parole et laissent place à l’imaginaire. L’esthétique des parfums Chanel est en accord avec mes penchants naturels.  »

 

FRÉDÉRIC MALLE. Editions de Parfums Frédéric Malle.

FredericMalle1 « C’est le sens qui suppose le plus de « sex appeal Tout jeune, j’avais compris qu’il était un langage essentiel entre les gens, générant une impression irrationnelle, primaire, appartenant à un domaine où rien n’est intellectualisé, ni réfléchi. Il touche l’épiderme et permet d’appréhender une personne de façon instinctive. Une couleur ne m’a jamais donné autant l’envie de m’approcher de quelqu’un, qu’une odeur ou un parfum. Immédiatement, on est dans l’intimité totale d’un individu, comme un raccourci permettant de brûler toutes les étapes. »

THIERRY WASSER. Guerlain.

« ThierryWasser_MG Le nez est un instrument de mesure qui me sert à valider mes idées. Pour cela, il faut pouvoir et savoir muscler ses narines. Au fil des ans, ce sens chez l’être humain s’est un peu atrophié à l’inverse des autres sens que les contextes urbains sollicitent davantage. Il privilégie l’émotionnel et laisse la place à tous les possibles. Le nez a ainsi une sensibilité à géométrie variable, qui dépend à la fois des lieux et de l’époque.  »

SERGE LUTENS. Salons du Palais Royal Shiseido.

serge-lutens-1-new-size_jpg « Originellement, l’organe sert à appréhender et à se méfier. Le sens, lui, est éduqué pour des raisons sociétales et culturelles, à qui on impose des règles de bonne conduite, compartimentant le mal et le bien. Heureusement, quelquefois, il se viole lui-même, se surpasse et accède alors à un niveau supérieur hors des normes édictées. Comment définir ce qui sent bon ou mauvais quand on ne peut pas définir la beauté. Ce sens est personnel, de l’ordre de l’intuition, de l’initial.  »

JEAN-CLAUDE ELLENA. Hermès.

« JC-Ellena-Wallpaper Quand je pense à cette organe, me reviennent en mémoire la phrase de Nietzsche « Toute mon intelligence est dans mon nez » et celle de Sollers « Les affaires de désir ont lieu dans le nez », qui attestent son importance. Aimer, rejeter est une affaire de nez non exprimée. Un non dit merveilleux qui nous détourne des autres en silence. Pensez à la désapprobation que souligne un regard ! Se boucher le nez est moins évident que de fermer ses paupières ou ses oreilles.  »

FRANCOIS DEMACHY. Christian Dior.

Francois_Demachy_003 « Curieusement, c’est le seul organe dont les cellules se renouvellent tous les 20 jours de la naissance à la mort. C’est également le seul à posséder des neurones en contact direct avec l’extérieur. Le nez est à vif mais son fonctionnement reste mystérieux et insaisissable. Est-ce pour cela que l’on tarde à mieux l’analyser ? Pourtant, respirer des senteurs n’est pas toujours un acte innocent. »

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AFFINITÉS OLFACTIVES : quand les nez parlent de leur odorat ….

 

Les six nez des maisons de parfums, les plus illustres, questionnent leur sens majeur, l’odorat, et nous racontent leurs addictions et leurs aversions personnelles en termes de senteurs.

Par Elisabeth de Feydeau et Jean-Luc Suchet.

JACQUES POLGE. Chanel.

jacques_polge « Privé de l’odorat, on perd le goût de la vie. Il est en cela le plus vital de nos sens et le plus animal. On sent comme on respire toutes ces odeurs invisibles. Alors que le toucher et la vue sont des perceptions plus conscientes, fondées sur des éléments palpables. L’odorat en revanche est un sens silencieux, où les mots n’ont pas la parole et laissent place à l’imaginaire. L’esthétique des parfums Chanel est en accord avec mes penchants naturels.  »

 

FRÉDÉRIC MALLE. Editions de Parfums Frédéric Malle.

FredericMalle1 « C’est le sens qui suppose le plus de « sex appeal Tout jeune, j’avais compris qu’il était un langage essentiel entre les gens, générant une impression irrationnelle, primaire, appartenant à un domaine où rien n’est intellectualisé, ni réfléchi. Il touche l’épiderme et permet d’appréhender une personne de façon instinctive. Une couleur ne m’a jamais donné autant l’envie de m’approcher de quelqu’un, qu’une odeur ou un parfum. Immédiatement, on est dans l’intimité totale d’un individu, comme un raccourci permettant de brûler toutes les étapes. »

THIERRY WASSER. Guerlain.

« ThierryWasser_MG Le nez est un instrument de mesure qui me sert à valider mes idées. Pour cela, il faut pouvoir et savoir muscler ses narines. Au fil des ans, ce sens chez l’être humain s’est un peu atrophié à l’inverse des autres sens que les contextes urbains sollicitent davantage. Il privilégie l’émotionnel et laisse la place à tous les possibles. Le nez a ainsi une sensibilité à géométrie variable, qui dépend à la fois des lieux et de l’époque.  »

SERGE LUTENS. Salons du Palais Royal Shiseido.

serge-lutens-1-new-size_jpg « Originellement, l’organe sert à appréhender et à se méfier. Le sens, lui, est éduqué pour des raisons sociétales et culturelles, à qui on impose des règles de bonne conduite, compartimentant le mal et le bien. Heureusement, quelquefois, il se viole lui-même, se surpasse et accède alors à un niveau supérieur hors des normes édictées. Comment définir ce qui sent bon ou mauvais quand on ne peut pas définir la beauté. Ce sens est personnel, de l’ordre de l’intuition, de l’initial.  »

JEAN-CLAUDE ELLENA. Hermès.

« JC-Ellena-Wallpaper Quand je pense à cette organe, me reviennent en mémoire la phrase de Nietzsche « Toute mon intelligence est dans mon nez » et celle de Sollers « Les affaires de désir ont lieu dans le nez », qui attestent son importance. Aimer, rejeter est une affaire de nez non exprimée. Un non dit merveilleux qui nous détourne des autres en silence. Pensez à la désapprobation que souligne un regard ! Se boucher le nez est moins évident que de fermer ses paupières ou ses oreilles.  »

FRANCOIS DEMACHY. Christian Dior.

Francois_Demachy_003 « Curieusement, c’est le seul organe dont les cellules se renouvellent tous les 20 jours de la naissance à la mort. C’est également le seul à posséder des neurones en contact direct avec l’extérieur. Le nez est à vif mais son fonctionnement reste mystérieux et insaisissable. Est-ce pour cela que l’on tarde à mieux l’analyser ? Pourtant, respirer des senteurs n’est pas toujours un acte innocent. »

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Portrait d’ une créatrice d’ émotions : Alexa Boden Reider

 

Alexa Des flacons de parfums pour Boucheron ou Lancôme, un concept, « la Cuisine de la beauté » pour les Galeries Lafayette, des communications événementielles pour Louis XIII de Rémy Martin et bien d’autres, Alexa Boden Reider se définit comme designer au sens premier du terme. Rencontre au coeur des savoir-faire d’exception. Le design est avant tout une démarche qui met en adéquation les moyens et les besoins d’une marque que ce soit pour un produit, une communication, ou même un environnement. Elle se veut en quelque sorte le révélateur d’ un potentiel contenu dans l’histoire de la marque, aux frontières de la magie !  » L’essentiel, dit-elle, est de faire rêver qui est toujours la plus belle récompense de notre métier » Elle passe d’une marque à une autre, sur des projets très différents (architecture, flaconnage, graphisme, packaging), en appréhendant  la marque, son histoire, ses états d’âmes. Ensuite, elle cherche à exprimer sa personnalité tout en respectant ses caractéristiques, écrivant un nouveau chapitre de son histoire.  Elle s’ inscrit dans une démarche de respect et de valorisation, s’effaçant devant l’ héritage que sont ces marques, afin de la révéler tout en l’inscrivant dans un futur.

C’est finalement un travail de metteur en scène qui l’oblige à faire cohabiter des aspects créatifs et techniques liés au développement sans oublier la notion de plaisir, très importante dans son travail. Cette passion pour la création lui vient d’ un mix de son caractère d’éternelle insatisfaite en quête de perfection et de son histoire familiale. Son grand-père architecte, passionné de design, crée à 95 ans toujours des meubles. Il n’hésite pas à contacter le VIA en se proposant comme jeune designer. C’est une vraie philosophie de vie!

« Créer, c’est vivre et offrir du plaisir aux autres, comme en cuisine! J’aurais tout autant pu être chef! Je rêve d’ailleurs de l’ambiance parfois martiale qui règne en cuisine. L’enjeu du dépassement de soi est aussi une motivation forte : oser casser pour re-créer. En création, chaque projet est un défi à relever en équipe. » dit-elle. Le talent ne lui fait pas oublier le travail et elle a créé NEO, comme une cellule de design plus qu’une agence. C’est une plateforme de rencontres autour d’une passion qu’est le design. Chaque membre est surtout une personnalité qui rejoint une équipe autour d’un projet commun. Chacun dispose de liberté pour définir son poste et son évolution à une seule condition : que l’exigence soit au rendez-vous.

Son équipe est aujourd’hui très cosmopolite puisque elle est accompagnée par des designers et autres créatifs venant du Japon, de Chine, d’Allemagne, de Corse ou d’Aveyron. Je rêve de prendre encore plus de recul pour conseiller les marques. Ça se traduit avec NEO par le développement d’un vrai pôle tendances / direction artistique pour pouvoir intervenir en amont des problématiques de marques et les aider dans leur démarche de création et d’innovation. Son futur, elle aime le rêver dans l’ accompagnement quasi exclusif d’ une marque sur une durée suffisamment longue afin d’apporter sa vision globale sur la Direction Artistique des produits et de la communication, de créer ainsi un univers fort et cohérent pour pouvoir offrir aux consommateurs le rêve qu’ils sont en droit d’attendre. Mais en attendant de trouver la marque idéale, elle plusieurs projets personnels entre mode et mobilier et a répondu au questionnaire de Proust.

  1. Le principal trait de votre caractère ?

    Sensible et obstinée

  1. Votre rêve de bonheur ?

    Un carnet, un crayon, des projets

  1. La musique qui vous transporte ?

    BO « Le temps des Gitans » de Goran Bregovic

  1. Votre couleur préférée ?

    Le violet à la fois majestueux et mystérieux

Vos héros ou héroïnes dans l’histoire ? Le Roi Arthur et sa légende

  1. Vos héros ou héroïnes dans la fiction ?

    La fée Morgane, fascinante et ensorceleuse

  1. Vos héros ou héroïnes dans la vie réelle ?

    Les perfectionnistes passionnés, comme Karl Lagerfeld ou tant d’autres

  1. Le lieu qui vous ressemble ?

    Un cabinet de curiosité

  1. Un accessoire qui parle de vous et dont vous ne vous séparez pas ?

    Un homme… le mien!

  1. Un livre que vous ne quittez pas ?

    « L’ensorcellement du monde » de Boris Cyrulnik

  1. Votre peintre préféré ? La toile qui vous emballe ?

    Le Caravage pour ses contrastes, sa sensualité

  1. Le plus délicieux moment de la journée ?

    Un café matinal au soleil

  1. Votre repas idéal ?

    Un œuf et une truffe

  1. Votre boisson favorite ?

    La part des anges, l’âme du Cognac

  1. Avez-vous un parfum fétiche ?

    Chergui de Serge Lutens

  1. Votre première rencontre avec un parfum ?

    La fourrure de mes chats, des abyssins au parfum fortement animal.

  1. De quel(s) parfumeur(s) admirez-vous le style ?

    Serge Lutens, pour sa personnalité unique et son désir d’excellence

  1. Jean Patou disait: « Ne faites rien de laid, on pourrait vous l’acheter », qu’est-ce que vous en pensez?

    Tellement vrai mais terriblement pessimiste. Je préfère la version optimiste de Raymond Loewy, père du design : « La laideur se vend mal »…

  1. Votre devise ?

    L’excellence ne connaît pas la paresse

  1. État présent de votre esprit ?

    Donner vie à mes envies et idées…

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Portrait d’ une créatrice d’ émotions : Alexa Boden Reider

 

Alexa Des flacons de parfums pour Boucheron ou Lancôme, un concept, « la Cuisine de la beauté » pour les Galeries Lafayette, des communications événementielles pour Louis XIII de Rémy Martin et bien d’autres, Alexa Boden Reider se définit comme designer au sens premier du terme. Rencontre au coeur des savoir-faire d’exception. Le design est avant tout une démarche qui met en adéquation les moyens et les besoins d’une marque que ce soit pour un produit, une communication, ou même un environnement. Elle se veut en quelque sorte le révélateur d’ un potentiel contenu dans l’histoire de la marque, aux frontières de la magie !  » L’essentiel, dit-elle, est de faire rêver qui est toujours la plus belle récompense de notre métier » Elle passe d’une marque à une autre, sur des projets très différents (architecture, flaconnage, graphisme, packaging), en appréhendant  la marque, son histoire, ses états d’âmes. Ensuite, elle cherche à exprimer sa personnalité tout en respectant ses caractéristiques, écrivant un nouveau chapitre de son histoire.  Elle s’ inscrit dans une démarche de respect et de valorisation, s’effaçant devant l’ héritage que sont ces marques, afin de la révéler tout en l’inscrivant dans un futur.

C’est finalement un travail de metteur en scène qui l’oblige à faire cohabiter des aspects créatifs et techniques liés au développement sans oublier la notion de plaisir, très importante dans son travail. Cette passion pour la création lui vient d’ un mix de son caractère d’éternelle insatisfaite en quête de perfection et de son histoire familiale. Son grand-père architecte, passionné de design, crée à 95 ans toujours des meubles. Il n’hésite pas à contacter le VIA en se proposant comme jeune designer. C’est une vraie philosophie de vie!

« Créer, c’est vivre et offrir du plaisir aux autres, comme en cuisine! J’aurais tout autant pu être chef! Je rêve d’ailleurs de l’ambiance parfois martiale qui règne en cuisine. L’enjeu du dépassement de soi est aussi une motivation forte : oser casser pour re-créer. En création, chaque projet est un défi à relever en équipe. » dit-elle. Le talent ne lui fait pas oublier le travail et elle a créé NEO, comme une cellule de design plus qu’une agence. C’est une plateforme de rencontres autour d’une passion qu’est le design. Chaque membre est surtout une personnalité qui rejoint une équipe autour d’un projet commun. Chacun dispose de liberté pour définir son poste et son évolution à une seule condition : que l’exigence soit au rendez-vous.

Son équipe est aujourd’hui très cosmopolite puisque elle est accompagnée par des designers et autres créatifs venant du Japon, de Chine, d’Allemagne, de Corse ou d’Aveyron. Je rêve de prendre encore plus de recul pour conseiller les marques. Ça se traduit avec NEO par le développement d’un vrai pôle tendances / direction artistique pour pouvoir intervenir en amont des problématiques de marques et les aider dans leur démarche de création et d’innovation. Son futur, elle aime le rêver dans l’ accompagnement quasi exclusif d’ une marque sur une durée suffisamment longue afin d’apporter sa vision globale sur la Direction Artistique des produits et de la communication, de créer ainsi un univers fort et cohérent pour pouvoir offrir aux consommateurs le rêve qu’ils sont en droit d’attendre. Mais en attendant de trouver la marque idéale, elle plusieurs projets personnels entre mode et mobilier et a répondu au questionnaire de Proust.

  1. Le principal trait de votre caractère ?

    Sensible et obstinée

  1. Votre rêve de bonheur ?

    Un carnet, un crayon, des projets

  1. La musique qui vous transporte ?

    BO « Le temps des Gitans » de Goran Bregovic

  1. Votre couleur préférée ?

    Le violet à la fois majestueux et mystérieux

Vos héros ou héroïnes dans l’histoire ? Le Roi Arthur et sa légende

  1. Vos héros ou héroïnes dans la fiction ?

    La fée Morgane, fascinante et ensorceleuse

  1. Vos héros ou héroïnes dans la vie réelle ?

    Les perfectionnistes passionnés, comme Karl Lagerfeld ou tant d’autres

  1. Le lieu qui vous ressemble ?

    Un cabinet de curiosité

  1. Un accessoire qui parle de vous et dont vous ne vous séparez pas ?

    Un homme… le mien!

  1. Un livre que vous ne quittez pas ?

    « L’ensorcellement du monde » de Boris Cyrulnik

  1. Votre peintre préféré ? La toile qui vous emballe ?

    Le Caravage pour ses contrastes, sa sensualité

  1. Le plus délicieux moment de la journée ?

    Un café matinal au soleil

  1. Votre repas idéal ?

    Un œuf et une truffe

  1. Votre boisson favorite ?

    La part des anges, l’âme du Cognac

  1. Avez-vous un parfum fétiche ?

    Chergui de Serge Lutens

  1. Votre première rencontre avec un parfum ?

    La fourrure de mes chats, des abyssins au parfum fortement animal.

  1. De quel(s) parfumeur(s) admirez-vous le style ?

    Serge Lutens, pour sa personnalité unique et son désir d’excellence

  1. Jean Patou disait: « Ne faites rien de laid, on pourrait vous l’acheter », qu’est-ce que vous en pensez?

    Tellement vrai mais terriblement pessimiste. Je préfère la version optimiste de Raymond Loewy, père du design : « La laideur se vend mal »…

  1. Votre devise ?

    L’excellence ne connaît pas la paresse

  1. État présent de votre esprit ?

    Donner vie à mes envies et idées…

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Portrait d’un parfumeur : Sandrine Videault

S._Videault  Sandrine Videault vit loin du bruit et du tumulte de la ville. En effet, cette parfumeuse passionnée décide en 2004 de s’ offrir le Rêve et prend le risque d’installer son laboratoire en Nouvelle-Calédonie, sa terre natale. Un retour aux sources propices à la création et avec pour Maître Parfumeur à ses côtés : la Nature, dans laquelle elle a grandi. Retourner sur les pas de sa mémoire olfactive. Retourner dans ce Hot Spot d’endémisme et de biodiversité pour en être inspirée à l’infini. Que de chemins « de traverse » parcourus depuis 1992, où pour l’élaboration d’un mémoire de 3ème cycle en commerce international, elle choisit de réfléchir sur la copie/la contrefaçon à l’international concernant le marché du luxe et plus précisément celui du Parfum. Dans la bibliographie de ce mémoire est cité le Que sais-je ? « Le Parfum » aux éditions PUF. Pour mieux saisir  les propos exposés dans cet ouvrage et parce que l’état d’esprit et la pensée de l’auteur la séduisent fortement, elle décide de rencontrer M. Edmond Roudnitska.

Huit heures de discussion à bâtons rompus qui créeront les bases d’une relation complice jusqu’ à ce que la disparition du Maître-Parfumeur en 1996. Quatre années durant lesquelles M. Edmond Roudnitska sera le Guide de ses premiers pas d’apprentie parfumeur au rythme d’opéras mais surtout de la méthaphysique, de l’esthétique et de l’intuition. « Il ne pouvait sentir à ma place  mais il guidait mon esprit pour mieux ressentir, anticiper, apprivoiser les matériaux. L’exigence de la noblesse de ces derniers était auprès de lui une évidence. M. Edmond Roudnitska me révéla et m’éleva », écrit-elle dans un  article écrit sur lui.

Il lui proposa d’aller à la rencontre de M. Pierre Bourdon afin que celui-ci accepte, qu’ elle continue son apprentissage olfactif au sein des matières premières de Fragrance Resources. Durant cette période d’apprentissage entre le laboratoire de Fragrance Resources et son « atelier », elle rencontre M. Serge Lakhovsy, parfumeur chez Coty USA dans les années 60-70, qui lui offre le contenu de son laboratoire personnel. Elle peut ainsi exposer son travail à la demande des organisateurs du Salon Parfumerie WWW 1999, en l’occurrence Mme Martine Blayn. C’est ainsi qu’est née l’installation olfactive « Le Cantique des Sens » inspirée du Cantique des Cantiques qui reçu lors de ce Salon, le Prix de L’Insolite Arthus Bertrand. Cette installation fut également reconnue par la presse féminine. Ce qui engendra des commandes spontanées de marques telles que ESTEBAN ou encore SEPHORA-LVMH. Face à cette situation inattendue, imprévue, elle décide de s’installer en tant que parfumeur indépendant en 2000.

Outre les applications classiques du parfum sur le marché (parfum à porter, parfum d’ambiance…), la mise en scène du parfum dans l’espace ainsi que les reconstitutions de parfums historiques deviennent deux de ses applications classiques. Fontaines parfumées, sculptures, murs, lieux, énormes bulles de savon (Les Bulles Métalliques pour la soirée FIAC)….sont autant de supports sur lesquels elle s’amuse à appliquer ses écritures ou histoires olfactives. Parallèlement, le travail des Anciens la passionne et pour mieux les comprendre, pour aller à la rencontre de leur savoir-faire et se nourrir, elle les découvre en reconstituant leurs parfums, comme le Kyphi commandé par l’Oréal exposé au Musée du Caire.

En Nouvelle-Calédonie, elle a le Nez toujours en éveil et réalise plusieurs commandes, dont pour Les Néréides, la création du Bijou Parfumé et de la gamme ambiance. Pour la marque suisse, Les Nez, Parfums d’Auteurs,  la création de « Manoumalia » qui s’est déroulée sur 18 mois et qui est sorti en janvier 2009, Sandrine s’ est inspirée de la culture olfactive ancestrale wallisienne. Les Wallisiens sont des Polynésiens et il y a plus de Wallisiens en Nlle-Calédonie qu’à Wallis même. Ils se font toujours leur propre parfum ancestral qui se nomme le Tuitui et qui contient notamment du Vétiver. A cela, ils portent des colliers de fleurs énormes et dont la constitutions changent en fonction des saisons et des fleurs disponibles (tiaré, Ylang-Ylang, fagraea ou fleur de bois tabou). Ils portent sur leur tête de la sciure de santal lors des cérémonies et ils sont fans des parfums ambrés pour ce qui est de la parfumerie moderne. Ce sont des Amoureux du parfum au point qu’ ils peuvent le boire ou se laver les mains avec à défaut de prendre du savon et de l’ eau. Sandrine a fait un tableau de leur culture olfactive en utilisant pour matières, reconstitutions ou accords phares :

– le vétiver (java)

– le tiaré (reconstitution)

– le fagraea (reconstitution)

– l’ylang-ylang (madagascar)

– la sciure de santal (santal made in New Caledonia)

– un accord ambré (clin d’oeil aux ambrés dont ils sont fans)

« Manoumalia » est sorti depuis peu aux Etats-Unis, en Allemagne, et en Autriche. D’ici la fin du mois, il sortira en Angleterre, en Italie, en Ukraine et en Suisse…au mois de mars, en Nouvelle-Calédonie puis au cours de l’année, en France. Il est parallèlement vendu sur internet par des distributeurs type AMAZON pour les parfums comme « luckyscent » ou encore « ecrater »… 

Pour ce qui est du site de la marque http://www.lesnez.com/

Paillasse_du_Parfumeur_Sandrine_Videault_lors_de_la_reconstitution_du_Kyphi Afin de mieux la connaître, Sandrine a répondu avec sensibilité à ce questionnaire de Proust, partageant avec nous ses « petites madeleines » !

  1. Le principal trait de votre caractère ? Intuitive
  2. Votre rêve de bonheur ? Que ça dure
  3. La musique qui vous transporte ? tant celle qui m’amène à la mélancolie que celle qui me donne la pêche
  4. Votre couleur préférée ? l’orangé, couleur safran
  5. Vos héros ou héroïnes dans l’histoire ? Les humanistes
  6. Vos héros ou héroïnes dans la fiction ? Un de mes héros de fiction : Maître Yoda
  7. Vos héros ou héroïnes dans la vie réelle ? Les humanistes restant
  8. Le lieu qui vous ressemble ? Boutana dans le nord de la Nouvelle-Calédonie
  9. Un accessoire qui parle de vous et dont vous ne vous séparez pas ? Mes clefs
  10. Un livre que vous ne quittez pas ? Mon carnet de notes
  11. Votre peintre préféré ? La toile qui vous emballe ? Mon peintre préféré : Henri Matisse. La toile qui m’emballe depuis l’âge de 6 ans : Isolde de Aubrey Vincent Beardsley
  12. Le plus délicieux moment de la journée ? Les câlins de ma fille
  13. Votre repas idéal ? en famille
  14. Votre boisson favorite ? en ce moment, le milk-shake à la pomme-liane, banane, ananas, gingembre, combava au petit déjeuner
  15. Avez-vous un parfum fétiche ? celui de ma mère
  16. La matière première naturelle qui vous inspire le plus ? Une seule matière est une limite qui m’empêche de répondre
  17. Votre première rencontre avec un parfum ? à 2-3 ans, Eau Fraîche de Dior dans la salle de bain de ma tante
  18. De quel(s) parfumeur(s) admirez-vous le style ? de Dame Nature
  19. Votre palette idéale ? sans limite
  20. Jean Patou disait: « Ne faites rien de laid, on pourrait vous l’acheter », qu’est-ce que vous en pensez?

A chacun sa conscience, ses satisfactions, ses capacités et ses possibilités

  1. Quelle est votre vision du parfum de demain ? je l’espère plus sincère, plus authentique
  2. Votre devise de parfumeur ? Oser
  3. Etat présent de votre esprit ? Serein

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Portrait d’une juriste très au parfum : Nathalie PICHARD

 

npichard Titulaire d’une maîtrise de droit, pour devenir avocate, Nathalie PICHARD a 39 ans, dont 25 consacrés au parfum ! Elle  a débuté dans le marketing plutôt que dans les prétoires, au sein des marques de parfums et de cosmétiques. Elle démarre en tant qu’animatrice pour Chanel, Guerlain ou Prestige collection, parcourant la distribution sélective. Jean Patou, Paco Rabanne, Serge Lutens… lui donnent la possibilité de se frotter à la formation et à l’organisation des animation terrain. En 2002, souhaitant travailler du côté de la création, elle intègre la filiale française d’un laboratoire anglais de création de parfums pendant 4 ans (CPL AROMAS) où elle est en charge du marketing et de l’évaluation. Quatre années où Nathalie travaille aussi bien pour la parfumerie fine que fonctionnelle.

Forte de ses expériences et de ses rencontres avec de grands parfumeurs, elle choisit en 2006 de se consacrer à la création de parfums en tant que consultante free lance.

Membre de la Société Française des Parfumeurs depuis 1995 et rédactrice du journal “Planète Parfumeur”pendant 10 ans, Nathalie Pichard crée en 2007 WFN , ‘Web Fragrance Newsletter’ une e-newsletter d’actualité internationale sur les parfums dédiée aux créations et aux parfumeurs. Une news  très pointue, lue aujourd’hui par l’ensemble des professionnels de l’industrie.

On peut la suivre nez en l’air et lui faire confiance :  cette parfuManiaque, comme elle se décrit, vient d’une famille grande amatrice de parfums  et  ce sont ses grands parents qui l’ont initiée très tôt au parfum. Au palmarès de ses souvenirs olfactifs, ceux rapportés par son grand-père maternel, d’origine italienne, et grand voyageur, qui faisait collection de tout et n’importe quoi, dont notamment de ‘savonnettes’ chipées dans les hôtels : Nathalie baigne ainsi dans les savons au Coltar Wright, Palmolive vert, les Lux et autres crèmes Harriett Hubbard et Ponds. Lui, se parfumait de Old Spice, du vinaigre de toilette de Lubin ou de 4711. Sa grand-mère paternelle faisait la collection de flacons Guerlain, dont s’ évadaient les odeurs du talc, des poudres, des savons et des crèmes Guerlain, de Vol de nuit, Ode, Jicky et de Mitsouko. Depuis elle utilise depuis toujours la poudre Voilette de Guerlain, et Mitsouko. Mais tout son apprentissage olfactif s’est forgé par les parfums qu’elle a sentis et portés : ceux de sa collection de miniatures. Elle tout porté et elle en a gardé une culture parfum très ‘vintage’, qu’elle continue d’entretenir à l’Osmothèque auprès de Jean Kerléo et de Patricia de Nicolaï plus récemment !

Nathalie Pichard livre sa bonne humeur contagieuse dans le questionnaire de Proust !

nathalie 1. Le principal trait de votre caractère ? L’optimisme enthousiaste

2. Votre rêve de bonheur ? Faire le bien autour de moi

3. La musique qui vous transporte ? la musique classique (Mozart, Bach…) et le jazz

4. Votre couleur préférée ? j’en ai deux que je ne quitte pas: le noir & le bleu marine

5. Vos héros ou héroïnes dans l’histoire ? Cléopâtre – pour le nez et le caractère !

6. Vos héros ou héroïnes dans la fiction ? Quand j’étais jeune : Tintin, Hercule Poirot,…des fouineurs (rires) !

7. Vos héros ou héroïnes dans la vie réelle ? Ceux que j’aime

8. Le lieu qui vous ressemble ? Chez moi et ailleurs

9. Un accessoire qui parle de vous et dont vous ne vous séparez pas ? les bagues de la main gauche

10. Un livre que vous ne quittez pas ? j’en ai tellement !

11. Votre peintre préféré ? La toile qui vous emballe ? La Venus de Botticelli

12. Le plus délicieux moment de la journée ? Après une bonne douche le matin !

13. Votre repas idéal ? Des pâtes, des pâtes, des pâtes !

14. Votre boisson favorite ? Le café

15. Avez-vous un parfum fétiche ? Ceux que je porte : Mitsouko depuis 20 ans, Aromatics Elixir, mais aussi Anteus, Bel Ami, Jicky, les chypres en général

16 Votre première rencontre avec un parfum ? 4711, Eau de Roche (à l’époque), pour moi mais aussi Knize Ten , Jicky , Shalimar, Mitsouko, Pour Monsieur de Chanel…les parfums de mes parents et grands-parents.

17 De quel(s) parfumeur(s) admirez-vous le style ? J’en ai plusieurs mais je citerai le talents de parfumeurs telles que Les parfumeurs de Guerlain, Maurice Roucel, E. Roudnistka, D.Ropion, Karine Dubreuil, Antoine Lie (le Rossy de Palma me transporte en ce moment), Patricia de Nicolai… et plein d’autres.

16. Jean Patou disait: « Ne faites rien de laid, on pourrait vous l’acheter », qu’est-ce que vous en pensez? Je suis contre la laideur mais il faut reconnaître que dans la société actuelle d’hyper consommation, le mauvais goût ambiant et dominant fait mieux vendre malheureusement.

17. Votre devise ? Profiter de la vie car elle est trop courte !

18. Etat présent de votre esprit ? Bien !

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