Gabrielle Chanel ou la modernité (Part 2)

chan vous pouvez retrouver la partie 1 ici

2ème date : 1916 : une silhouette neuve est née !

Arrivée depuis 1915 à Biarritz avec Boy Capel, Chanel décide d’y ouvrir non plus une boutique mais une maison de couture, dans ce lieu de villégiature agréable en temps de guerre où des riches savaient encore profiter et dansaient le tango pour oublier les bruits du conflit. Les commandes affluèrent très vite mais aussi d’Espagne et ses ateliers de Biarritz et de Paris travaillaient à plein rendement. En 1916, Chanel commandait 300 ouvrières et pût rembourser Boy Capel. L’indépendance était sienne.

Cette liberté, Chanel va la trouver aussi dans un nouveau matériau aussi proche que possible du tricot : le jersey. Un tricot fabriqué sur machine qu’elle acheta à Rodier. Un lainage plutôt épais, à grosses mailles, d’une apparence  rugueuse, mais la presse de mode titrait :  » Quels beaux plis souples forme ce tissu! » Chanel en fit une redingote décintrée, arrêtée à mi-jupe, sans ornement d’aucune sorte et presque masculine à force de rigueur. L’ornement s’effaçait au profit de la ligne. Chanel avait la franchise d’affirmer ainsi qu’elle souhaitait des femmes libres et libérées dans des vêtements lâches, qui effaçaient le buste et la cambrure. Les femmes portaient une jupe radicalement raccourcie. Par sa mode et ses innovations, Gabrielle Chanel fit changer les femmes de siècle ! Tout lui réussissait à présent : son affaire était prospère et elle aimait et était aimée par Boy Capel.

3ème date : 1917 : les cheveux courts et teint hâlé

Paul Morand le note dans son journal en mai 1917 : « La mode depuis quelques jours est pour les femmes de porter les cheveux courts. Toutes s’y mettent : Mme Letellier et Chanel, tête de file. » Des siècles de traditions sont abolis et non sans heurts et ruses. En 1903, Colette et Polaire étaient déjà apparues ainsi, créant le scandale et se faisant traiter de « guenons ». Chanel rendit cette mode foudroyante et irréversible. De même que dès 1918, elle a l’audace d’exposer son visage au soleil, se laissant dorer « sans chapeau » mais se protégeant les mains, qui ne devaient pas ressembler à celles d’une travailleuse.

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1 commentaire

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Une réponse à “Gabrielle Chanel ou la modernité (Part 2)

  1. une trés belle succes story, merci de le rappeler dans votre article. Isabelle

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