Indult : C16

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  C16

L’indult est un vieux mot français, qui signifiait les privilèges accordés à certaines personnes par le roi ou le pape. Aujourd’hui, Indult est une nouvelle marque alternative de parfums qui souhaite renouer avec l’idée exclusive et confidentielle du parfum, comme à l’époque où le parfumeur était attaché à la Cour ou à une personnalité du Royaume et ne créait que dans l’unicité autour de matières premières naturelles. Déjà,  trois fragrances avaient été proposées, chacune éditée à 999 exemplaires seulement. Seule la personne ayant acheté le parfum peut le recommander. Les trois premières fragrances, créées par le parfumeur Francis Kurkdjian s’appellent Isvaraya (‘divin’ en hindi), Tihota (‘sucre’ en polynésien) et Manakara, du nom d’une région de Madagascar réputée pour ses litchis.

En mars 2008, Indult continue son épopée et présente C16, un nom énigmatique comme celui d’un agent secret, vendu en exclusivité chez Colette à Paris. Francis Kurkdjian a travaillé une note inspirée de l’odeur originale et originelle du musc tonkin. Le musc est une sécrétion qui se trouve dans une poche ou vessie sous le ventre du daim musqué, chevrotain mâle, animal de la famille des moschidés, ruminant qui habite dans les montagnes de la Chine, du Tibet et du Tonkin.  C’est un animal grand comme un daim. Il a le pelage rude, deux petites cornes et deux crocs s’avançant de la mâchoire supérieure et lui servant à déraciner les herbes aromatiques, dont il fait sa nourriture et dont il tire son odeur. Le mâle seul possède ce précieux parfum et marque son territoire grâce à son odeur de sécrétions. À l’état frais, le musc a la consistance du miel et une couleur rouge-brun. En séchant, il forme une masse dure, granuleuse, brun noirâtre, d’odeur très forte, plutôt agréable en très petite quantité mais très pénétrante et caractéristique. Les chinois ont été les premiers (dès l’Antiquité) à connaître et à apprécier le musc. Non seulement, ils en aimaient passionnément l’odeur mais en plus ils lui attribuaient une foule de propriétés thérapeutiques, et l’employaient pour guérir les maux de tête. Dans la parfumerie traditionnelle, le musc était nécessaire dans les compositions pour faire tenir le parfum, lui donner de l’adhérence sur la peau. Il jouait le rôle de fixateur. Une note animale indispensable, qui pouvait aussi être travaillée en finesse et perdre sa bestialité. On disait aussi que sa présence chauffait la peau. C’est donc un retour aux sources, vers une odeur que l’on avait oubliée et surtout refoulée, que Indult nous propose avec C16, édité à 213 exemplaires uniquement. L’exclusivité a un chiffre !

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