Diane Thalheimer est une passionnée. Authentique et sincère. Raffinée et perceptive. Des passions, elle en a plusieurs mais le parfum est celle qui lui prend les sens et dont elle cherche l’essence inlassablement. Lors de ses études au CELSA, elle en croise les contours. Son œil affûté lui en fait découvrir les différentes silhouettes, derrière lesquelles se cachent des femmes. Elle en étudie toutes les caractéristiques dans son mémoire de fin d’étude : « Style de femmes, style de parfums », dont le titre est déjà une invitation à un voyage initiatique au pays des fragrances. Puis, poursuivant sa quête des odeurs, elle rentre en 1991 chez Quest International, société de création olfactive qui depuis a rejoint la Société Givaudan. Elle y apprend à sentir les différentes notes d’un parfum, à en comprendre l’architecture et le langage. Auprès de Yves de Chiris, Vice-Président de la Division Internationale Parfumerie Fine, elle se façonne le goût. En mai 2003, le nouveau millénaire la fait changer de cap et elle fonde sa société REDBERRY et crée un nouveau métier qui lui va bien : olfactive profiler. Avec patience et minutie, elle regarde et écoute afin d’établir un profil olfactif . Choisir son parfum est un acte de sensibilité et d’intelligence qui peut prendre une vie. Une quête du Graal qui ne trouve pas sa solution dans un livre ou dans un jeu à faire soi-même dans la solitude de l’indécision. Au contraire, Diane est là pour vous aider à vous « parfumer la vie », en sachant vous révéler à vous-même au travers d’un parfum ou d’une harmonie d’odeurs. Si vous voulez la rencontrer, vous pouvez assister à l’atelier olfactif « Les coulisses de la création » qu’elle anime aux Ateliers-Parfums par Thierry Mugler. Un moment très particulier, où elle vous fait partager son amour du parfum et ses connaissances des matières premières. Diane se cache aussi derrière des créations actuelles, auxquelles elle a collaboré accompagnant les marques dans le décodage olfactif et la formation : elle conçoit des programmes de formation internationale, valorisant la transmission de belles histoires et la mise en scène sensorielle… imaginer des « expériences » afin de mémoriser les codes identitaires d’un produit ou d’une marque.
Son profil éclectique et généreux m’a donné envie de vous la présenter.
Pour en savoir plus :
email : redberry@orange.fr

-
Le principal trait de votre caractère ? l’enthousiasme et la passion.
-
Votre rêve de bonheur ? l’harmonie
-
La musique qui vous transporte ? rythmée et passionnée
-
Votre couleur préférée ? les tonalités prune, aubergine, violine
-
Vos héros ou héroïnes dans l’histoire ? les grandes dames qui ont aidé les femmes à se libérer et à s’exprimer
-
Vos héros ou héroïnes dans la fiction ? les femmes authentiques et passionnées qui réalisent leurs désirs même les plus fous.
-
Vos héros ou héroïnes dans la vie réelle ? Personne
-
Le lieu qui vous ressemble ? ma maison
-
Un accessoire qui parle de vous et dont vous ne vous séparez pas ? mon sac à main, mes trousses et mes petits carnets
-
Un livre que vous ne quittez pas ? La promesse de l’aube de Romain Gary, Corps et âme de Frank Conroy
-
Votre peintre préféré ? les couleurs infinies de Mark Rothko,
-
La toile qui vous emballe ? Les monochromes roses d’Yves Klein, les mises en scènes dans la nature d’Andy Goldworthy et Nils Udo.
-
Le plus délicieux moment de la journée ? le petit déjeuner
-
Votre repas idéal ? un diner surprise, riche en saveurs inattendues, partagé avec les êtres que j’aime.
-
Votre boisson favorite ? un « bellini », champagne et nectar de pêche.
-
Avez-vous un parfum fétiche ? Ambre Sultan de Serge Lutens que je porte depuis sa création, Aromatics Elixir de Clinique, Coromandel de la Collection Les Exclusifs de Chanel, Infusion d’Iris de Prada
-
Votre première rencontre avec un parfum ? le parfum de ma mère dans les années 70, Vivara de Pucci, qui me signalait son retour à la maison.
-
De quel(s) parfumeur(s) admirez-vous le style ? Christopher Sheldrake qui a su traduire tous les rêves olfactifs de Serge Lutens. Christine Nagel pour la sensualité et le plaisir de ses créations.
-
Jean Patou disait: « Ne faites rien de laid, on pourrait vous l’acheter », qu’est-ce que vous en pensez? J’adhère avec cette maxime qui malheureusement semble caractériser une partie du marché actuel avec une accélération de lancements sans personnalité, des produits qui manquent de rêve et belles histoires pour nous faire rêver et vibrer.
-
Votre devise ? Le parfum est l’encre de notre vie !
-
Etat présent de votre esprit ? Rêveuse…
La nouvelle vient de tomber et confirme les murmures des derniers mois à propos d’une intégration de la création chez Guerlain ! Laurent Boillot, PDG de Guerlain, a annoncé ce retour vers la « philosophie de la Maison qui a été de confier sa création olfactive à un nez intégré pendant plus de 180 ans. » L’heureux élu, Thierry Wasser, quitte Firmenich pour en devenir le parfumeur. Jean-Paul Guerlain demeure conseiller auprès de la présidence pour la création et les matières premières mais il reste surtout le « gardien du temple de l’excellence olfactive ». Thierry Wasser travaillera avec Sylvaine Delacourte, directrice de l’évaluation et de la création depuis 2002.
Que retiendra-t-il de Jacques Guerlain qui apprit d’Aimé qu’un parfum Guerlain ressemble à ce qu’il évoque ou suggère. Avec Aimé, cet oncle qui le chérit tant, Jacques Guerlain avait adapté les techniques de l’impressionnisme à la parfumerie. Le flou prend chez Guerlain le relais de l’imitation pure et à partir de 1890, date du parfum Ambre, lorsque Jacques s’installe seul devant l’orgue à parfums. Ses premières créations sont dans la lignée de celles d’Aimé : Jardin de mon curé en 1895 ou encore Voilà pourquoi j’aimais Rosine, dont les noms s’identifient à l’époque. Le jeune parfumeur va aussi lui donner un sceau secret, un sillage unique, qui est composé en grande partie par de la vanille mais aussi par des baumes, de la bergamote, de la fève tonka et des saveurs florales telles l’iris et le jasmin. Ce fil d’Ariane porte le nom de Guerlinade et se retrouve dans tous les parfums de la Maison, jusqu’au dernier né « Insolence » qui la bouscule avec la tendresse des fruits rouges.
Chandler Burr a inventé un nouveau métier : critique olfactif dans le très célèbre et sérieux New-York Times. Depuis deux ans, tel un critique d’art, il met des étoiles, écrit un commentaire élogieux ou acerbe sur les parfums lancés. Sa rubrique fait trembler la planète parfum !! Chandler essaie toujours d’être juste et sincère, absolument impartial. Ses jugements sont redoutables et redoutés !!!Il faut dire aussi qu’il connaît bien cet univers : il y a ses entrées depuis ses longues années passées dans le journalisme. Bref, on ne peut pas le duper !
Si vous voulez gâter vos papilles autant que vos narines, le célèbre restaurant Lapérouse (51, quai des Grands Augustins – Paris 6ème) organise un dîner autour du parfum le jeudi 5 juin à 19h30.

Le principal trait de votre caractère ? La Fidélité.
Les femmes, la couture et les parfums étaient inséparables dans l’esprit de Rochas: "On doit sentir une femme avant même de la voir" aimait-il répéter. Femme n’était donc pas le premier parfum de Rochas. Air Jeune, Audace et Avenue Matignon avaient été créés en 1936 mais étaient vendus exclusivement dans les salons du couturier ouvert en 1925 avenue Matignon. Femme tournait dans la tête de Marcel Rochas depuis quelques temps. Marcel Gosset, un des héritiers des Champagnes Gosset mais reconverti dans la parfumerie puisqu’il pensait que le champagne et le parfum étaient deux produits de luxe ayant beaucoup de choses en commun, aida Marcel Rochas à transformer le rêve en réalité. Les parfums Rochas étaient nés.
Femme fut présenté en 1944 avenue Matignon dans une ambiance de luxe très parfumée et habillé d’un flacon de cristal numéroté et signé Marc Lalique. Ce flacon reposait dans un écrin de dentelle Chantilly, dentelle blanche à l’intérieur et dentelle noire à l’exterieur "pour faire face au monde" à la manière de la célèbre actrice holywoodienne Mae West. Luxe, préciosité et féminité semblent être les attributs de Femme. Cependant, afin d’adapter le parfum à la production en quantités commerciales, celui de Lalique dut être remplacé en 1945 par l’amphore classique dans laquelle Femme est toujours vendu. Le flacon fut inspiré des hanches généreuses de Mae West et de sa taille étroite. Ce flacon amphore devait être le flacon signature des Parfums Rochas dont seule la dentelle Chantilly changeait de couleurs, or pour Mousseline (1946), turquoise pour Mouche (1948), rose pour La Rose (1949).
En 1987, ce parfum culte, un des plus grands parfums du monde, avait une clientèle vieillissante et les Parfums Rochas lui offrirent une cure de jeunesse. La formule fut simplifiée par le parfumeur Olivier Cresp pour devenir plus courte tout en gardant au parfum sa force diffusante. En 1989, Femme renaissait, habillée d’une dentelle Chantilly noire s’adressant à la nouvelle génération de femmes. L’esprit du créateur était conservé.